ALLOCUTION
DU
PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
LORS
DE L'INAUGURATION
DU
CENTRE HOSPITALIER DES
MTS
ET HIV/SIDA
Djibouti,
le 24 Octobre 2001
AU
NOM DE DIEU, LE CLEMENT, LE MISERICORDIEUX BENI SOIT
LE
SEIGNEUR DES MONDES ET LE MEILLEUR ET LE PARFAIT
SALUT
SUR NOTRE PROPHÈTE MOHAMED, SUR SA FAMILLE ET
SUR
TOUS SES COMPAGNONS
Monsieur
le Premier Ministre,
Monsieur
le Président de l'Assemblée Nationale,
Madame
et Messieurs les Ministres,
Mesdames
et Messieurs les représentants du corps diplomatique et des institutions
internationales,
Mesdames
et Messieurs,
C'est
avec un vif plaisir que je me retrouve aujourd'hui, parmi vous pour inaugurer
le « Centre de Prévention et d'Education Sanitaire YONIS TOUSSAINT »
J'aimerai
tout d'abord féliciter toutes les personnes qui ont pris part dans la
planification, la conception, l'organisation et la réalisation de ce projet
Je suis convaincu que chaque Djiboutien se sent un peu plus lier d'avoir à présent, à sa disposition une structure sanitaire d'une incontestable notoriété médicale, un centre d'accueil qui s'illustrera certainement dans un domaine de plus en plus primordial pour la Santé Publique Djiboutienne, qu'il s'agisse du traitement des maladies infectieuses, telle que le VIH/SIDA, la prise en charge tant psychologique que social des malades, que de l'éducation et la prévention nécessaire pour faire face à ces maladies.
Mesdames et Messieurs,
Ce
sentiment de fierté est renforcé dans nos coeurs, par la brillante
initiative du Ministre de la Santé Public, de baptiser ce centre du nom
de l’un de nos plus valeureux concitoyens qui a servi notre communauté jusqu'à la fin de sa vie, sans jamais quitter ses éprouvettes et son microscope.
Il
est particulièrement encourageant de mesurer, à l'écoute des exposés qui
viennent d'être fait, à quel point les racines historiques de cet édifice
qui nous accueille aujourd'hui peuvent cohabiter avec le modernisme et l'efficacité qui sied à un établissement de santé.
Le
Centre “ YONIS TOUSSAINT” constitue une parfaite illustration de l'ambition
qui m'habite et que je porte pour notre pays, à savoir moderniser nos
institutions et établissements dans un souci permanent de la justice sociale.
Si l'inauguration de toute structure nouvelle dédiée à l'amélioration des
conditions de vie de notre population constitue toujours un moment fort, la mise
en place d'une institution sanitaire nous réjouit un peu plus.
En effet, un centre de santé est un des lieux uniques d'expression de la solidarité nationale et individuelle. Il est par excellence, le lieu d'humanité car il prend en charge l'humain dans ce qu'il a de plus fragile.
Monsieur le Ministre,
En
1978, le Sommet d'ALMA ATA engageait les Gouvernements à relever le
défi de la Santé Pour Tous en l'an 2000.
Les
Gouvernements des pays Africains ont, à cet effet, fourni des efforts
pour améliorer la Santé de leur population en rendant plus accessible les
soins par le biais des soins de santé primaires.
Mais tous ces efforts furent compromis par l'apparition au début des années 1980 du Sida qui dans sa progression a entraîné une mortalité des enfants, des jeunes et des femmes.
Comme
citoyen, je me sens très encouragé par l'intérêt que suscite ce
rassemblement d'aujourd'hui et je vous félicite d'avoir réuni un si grand
nombre de membres des familles et des sommités des domaines de la recherche sur
le SIDA, des services de santé, de l'action sociale et de l'aide aux malades.
Face
à cette pandémie que l'on qualifie de catastrophe humaine, nous ne pouvons
plus parler de tabou ni garder le silence car l'infection par le VIH/ISIDA
existe bel et bien à Djibouti.
Aujourd'hui,
il est de mon devoir de briser ce silence qui n’a que trop duré car le
meilleur moyen de lutter contre ce fléau est d'en parler.
Il
est plus que nécessaire que chacun y mette du sien et apporte sa pierre à l'édifice.
Cette lutte nous concerne tous. Nous devons être plus que jamais solidaires et
unis.
Si
le seul et le meilleur moyen de lutter contre ce fléau est la prévention,
j'appelle tous mes concitoyens à s'informer et à se protéger.
La
lutte contre ce fléau est une priorité nationale un devoir que tous citoyens
se doit d'accomplir.
Je
vous remercie.