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ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

A l'occasion de la Journée Internationale de la Femme

 

 

LE 8 MARS 2001

Monsieur le Premier Ministre

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Madame la Présidente de l'UNFD

Madame la Ministre et Messieurs les Ministres

Messieurs les Députés

Très honorables invités

Mesdames et Messieurs

   

Madame la Ministre,

 

Vous avez, à l'occasion de cette Journée Internationale de la Femme, rappelé l'importance que représente  la  femme  djiboutienne pour notre développement, ainsi que les actions engagées et envisagées par le gouvernement pour promouvoir l'intégration de la femme dans le développement du pays.

 

Chacun de nous, en effet, connaît la place tenue par les femmes à tous les niveaux de notre société.

Sur le plan culturel, elles sont le ciment de la famille, assurant le lien entre les générations.

Sur le plan politique, elles ont déjà démontré qu'elles pouvaient être le fer de lance des luttes engagées pour la dignité et le respect de la nation djiboutienne. Personne ne peut oublier le rôle joué par les femmes lors de l'acquisition de notre indépendance.

 

Sur le plan social, enfin, elles interviennent pleinement dans la vie économique. Elles ont fait la preuve de leur grande valeur dans des secteurs très variés, commerce, administration, entreprise, aussi bien par la démonstration de leur compétence dans tous les niveaux hiérarchiques que par leur efficacité dans les petits emplois, qui constituent un élément du tissu économique de notre société.

 

La cohésion de toutes leurs actions a été possible grâce à l'encadrement offert par l'UNFD, dont le rôle a été de canaliser toutes les énergies. Je tiens particulièrement à remercier cette association, qui a su montrer l'exemple d'une structure solidaire, agissant dans le but du développement et du bien être de leurs soeurs et concitoyennes.

 

Cet investissement doit être l'élément moteur de toutes les autres associations qui s'engagent dans la lutte pour la promotion féminine.

 

Aujourd'hui, nous devons aller de l'avant avec un engagement individuel de chacune sur le chemin de l'intégration et du développement de la femme djiboutienne.

Cette meilleure intégration de la femme dans la vie économique, sociale et politique de notre pays est très importante pour tous les djiboutiens. Il n'est pas question que cette intégration soit seulement assimilée à un principe d'égalité, comme c'est le cas dans la plupart des pays, même si ce principe est pris en compte dans toutes les actions politiques du gouvernement.

 

En effet, la promotion de la femme djiboutienne doit nous permettre de répondre à deux soucis majeurs : celui de notre développement et celui de la préservation de nos spécificités culturelles et religieuses.

 

L'intégration de la femme djiboutienne, loin d'entraver le développement de la République de Djibouti, va permettre de stimuler la concurrence, en bousculant certaines habitudes parfois néfastes.

 

Il ne s'agit pas de favoriser la parité entre les hommes et les femmes, mais de donner l'égalité des chances à tous les djiboutiens, dans l'éducation, dans les entreprises, dans l'administration ou en politique. Les meilleures, hommes ou femmes, doivent pouvoir réussir. Aucune compétence ou énergie positive ne doit être mise à l'écart.

 

Nous savons, maintenant, que c'est sur nos propres forces qu'il faut d'abord compter pour assurer notre développement. L'aide extérieure n'est qu'une force complémentaire qui viendra s'inscrire dans l'évolution d'une société dynamique.

 

Mais si cette intégration doit faire disparaître les entraves à l’efficacité et à la compétence, elle ne doit, en aucun cas, causer la rupture avec notre culture. Nos valeurs culturelles et religieuses doivent être préservées au cours de la modernisation de notre société.

 

De même, la promotion de la femme dans la vie sociale, économique et politique doit être fait avec le souci de préserver la cohésion familiale. Les exemples d'autres sociétés nous démontrent qu'une fois les valeurs culturelles perdues, il est difficile de retrouver les repères qui permettent d'assurer une solidarité familiale. Or, celles-ci permettent de renforcer la cohésion sociale,  même  lorsque  les difficultés financières sont importantes.

 

Djiboutiennes, Djiboutiens,

 

Je ne ménagerai aucun effort pour que les femmes soient encore mieux intégrées, et que la famille soit mieux protégée. La modernisation de nos structures économiques implique une participation plus importante des femmes djiboutiennes. J'ai une totale confiance en leur capacité à pouvoir relever ce défi.

 

Madame la Ministre,

Je connais votre dévouement pour la mise en œuvre de la politique gouvernementale pour promouvoir l’intégration de la femme djiboutienne et protéger la famille. Votre action au sein du gouvernement, et en collaboration avec les principaux acteurs de la promotion de la femme, nous permettra d’atteindre nos objectifs dans ce domaine.

 

Je souhaiterai pour conclure remercier tous les participants à cette journée de la femme, qui constitue une étape importante pour l’intégration de la femme djiboutienne, en leur demandant de poursuivre chaque jour leurs efforts car c’est chaque jour que doit se construire notre développement.

 

Je vous remercie.