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DISCOURS DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

SUR LE RÔLE CAPITAL DES TECHNOLOGIES DE L'INFORMATION 

DANS LA DEMOCRATISATION DU SAVOIR EN REPUBLIQUE DE DJIBOUTI

 

 

DJIBOUTI, Le 31/10/2002

 

 

«Les technologies de l'information et de la Communication (TIC) modifient la façon dont nous travaillons, apprenons et communiquons. Le rythme de l'innovation technologique s'accélère sans cesse dans les secteurs de l'Internet, des matériels et des logiciels informatiques, ainsi que dans le secteur des télécommunications fixes et sans fil. Ce mouvement influencera profondément notre société et notre économie.

 

Les industries liées aux technologies de l'information constituent aujourd'hui un gisement de notre croissance. Elles sont sources de création d'emplois qualifiés et participent au mouvement d'ouverture de notre économie. Ces nouvelles technologies deviennent un outil essentiel utilisé par les entreprises pour accroître leurs exportations, augmenter leur productivité, améliorer leurs relations avec leurs fournisseurs et réduire la durée de développement des nouveaux produits et services.

 

En ce début du XXIe siècle, notre économie repose donc plus en plus sur la maîtrise du savoir. Mais les changements profonds provoqués par les nouvelles technologies de l'information vont au-delà du secteur économique : ils transforment l'exercice de la citoyenneté, les modes d’expression culturelles et la participation à la vie locale et association. La révolution de l'information apparaît dès lors comme un outil puissant capable de nous aider à atteindre certains objectifs essentiels : elle permet de démocra­tiser le savoir, elle améliore les conditions de vie des personnes souffrant d'handicap, elle ouvre des champs nouveaux pour la démocratie.

 

Cependant, nous devons également être conscients des risques véhiculés par la diffusion des technologies de l'information. Nous devons être vigilants et lutter contre certains dangers potentiels tels que les atteintes à la vie privée, l'apparition d'un fossé entre ceux qui ont accès à l'information et ceux qui en sont privés, la cybercriminalité.

Nous devons donner à nos enfants toutes les chances de réussir dans la société de l'information. Pour cela, il nous faut veiller à ce que chacun apprenne à utiliser les nouveaux outils d'information et de communication pour se former, rechercher, communiquer et travailler en groupe.

 

Pour atteindre ces objectifs, nous devons soutenir les initiatives publiques et privées destinées à équiper les établissements scolaires en matériel informatiques et à les relier à l’Internet. Nous devons également former les enseignants et favoriser le développement de nouveaux logiciels éducatifs. A l’école et à l'université, nous devons empêcher l'apparition de fossé entre ceux qui ont accès aux nouvelles éducatives et les autres. Mais l’apprentissage des nouvelles technologies ne doit pas s'arrêter à la formation initiale. Assurer à tous une pleine intégration au sein de la société d'information nécessite, au-delà de permettre aux adultes de bénéficier d'une formation permanente adaptée dans sa forme, ses lieux ainsi que ses rythmes aux besoins de chacun.

Les technologies de l'information permettent de renforcer le rôle des citoyens et leur participation à la vie politique locale et nationale. Les citoyens peuvent ainsi utiliser l'Internet pour communiquer avec leurs élus, accéder à l'information publique et participer à la prise de décision au niveau local. Il faut donc absolument élargir l'accès aux infrastructures et aux services et développer la formation aux nouvelles techniques de l'information.

Par ailleurs, les pays en développement doivent pouvoir participer pleinement à la société de l’information.

Les nouveaux réseaux peuvent ainsi contribuer à l'intégration de ces pays dans l'économie mondiale et faciliter la diffusion des connaissances et des technologies vers leurs citoyens et leurs entre prises.

 

En conclusion, j'encourage fortement nos concitoyens à s'ouvrir à ces nouvelles technologies de l'information et de la communication afin de permettre à notre pays d'accélérer la modernisation de ses infrastructures.»