Séminaire de Réflexion sur l'Action Gouvernementale 2002-2009

Sommaire

Document cadre
Ouverture

Discours du Président de la République

  Thème 1

Stabilité macroéconomique, croissance et compétitivité

Discours du ministre des Finances

Discours du ministre du Commerce

Discours du ministre de la Promotion des Investissements

Hommage du ministre de la Promotion des Investissements au Président de la République

Discours du ministre de l'Équipement et des Transports

Discours du ministre de la Communication

Discours du ministre de l'Énergie

Thème 2

Valorisation du capital humain, accès aux services sociaux de base

Discours du ministre de la Santé

Discours du ministre de l'Éducation

Thème 3

Développement rural, urbain et sécurité alimentaire, habitat et environnement

Discours du ministre de l'Agriculture

Discours du ministre de l'Habitat

Discours du ministre de la Jeunesse

Thème 4

Promotion de la Femme et de la Solidarité, exclusion sociale et lutte contre la pauvreté

Discours du ministre de la Promotion de la Femme

Discours du ministre de l'Emploi

Discours du ministre des Biens Waqfs

Discours du secrétaire d'État à la Solidarité

Thème 5

Gouvernance, décentralisation et sécurité interne et externe du territoire

Discours du ministre de l'Intérieur

Discours du ministre de la Défense

Discours du ministre de la Justice

Discours du ministre des Affaires Étrangères

Discours du ministre délégué à la Coopération Internationale

Discours du médiateur de la République

Discours du directeur du C.E.R.D

Clôture

Discours du Premier ministre

Discours du Président de la République

Document Final

Acte du Séminaire

DISCOURS DU MINISTRE DE LA COMMUNICATION, DE LA CULTURE, CHARGE DES POSTES ET DES TELECOMMUNICATIONS

PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT

AU SEMINAIRE SUR L’ACTION GOUVERNEMENTALE

 

Excellence Monsieur le Président de la République

Monsieur le Premier Ministre

Mesdames , Messieurs les membres du Gouvernement et de l’Assemblée Nationale

Chers amis et concitoyens

Je voudrais de prime abord féliciter le chef de l’Etat pour cette initiative qui est la seconde du genre et qui vise à instaurer un dialogue régulier entre décideurs politiques et représentants de la société civile, toutes couches sociales confondues afin que s’exprime en toute sérénité chaque point de vue sur les acquis et avancées enregistrées , les retards pris dans certains secteurs ou les reformes à mener.

En ma qualité de Ministre de la Communication, je ne peux que me réjouir de cette forme de démocratie participative – cette Choura - où un débat ouvert va avoir lieu une semaine durant.

Le Ministère de la Communication et de la Culture a plusieurs établissements publics sous sa tutelle dont le Poste de Djibouti, la Société de télécommunications « Djibouti-Télécom », l’Imprimerie Nationale ainsi que l’Institut Djiboutien des Arts.

S’il a en charge le département de la Culture, il supervise également l’ensemble des organes de presse de l’Etat dont la RTD, les journaux « Al Quarn » et « la Nation » ainsi que l’Agence Djiboutienne d’Information (ADI)

Sous l’impulsion et les directives du chef de l’Etat beaucoup de choses ont été entreprises dans le secteur des médias.

I. La Radio Télévision Diffusion (RTD) de Djibouti

Après sa transformation en établissement public avec autonomie de gestion en 1999, la Radiodiffusion Télévision a subit des nombreuses transformations tangibles. Ces changements substantiels, qui touchent les infrastructures, la technique et la production, ont considérablement redessiné le paysage structurel de la chaine.

Un bâtiment comportant 66 bureaux et salles de conférence et un studio de production télé, lancé à l’initiative du Président de la République, a été construit. Ce complexe résoudra l’épineux problème d’exigüité légendaire des locaux et contribuera pour beaucoup à l’amélioration de la production nationale.

Les matériels de production (caméras, bancs de montage numériques et semi-numériques) ont été renforcés. La télévision nationale est aujourd’hui présente six (6) heures d’affilées sur le satellite. La RTD est aussi à la pointe des nouvelles technologies de l’information et la communication. Le site rtd.dj est le premier site d’information générale du pays avec une moyenne de plusieurs milliers de connections par jour.

Les quatre (4) studios de la radio ont été intégralement numérisés et alignés au même niveau des grandes stations internationales. La portée de diffusion de la radio nationale a été également améliorée avec la mise en place de nouveaux émetteurs en ondes courtes. Le volume de diffusion a été rehaussé sinon doublé et enrichi par des nouvelles programmations.

Pour ce faire, deux chaînes distinctes émettant simultanément et sans interruption ont été créées. Ainsi la chaîne 1 diffuse les programmes des langues Somali et Arabe alors que la chaîne 2 met sur les ondes les programmes en langues Afar et Française. Aujourd’hui tous les pays de la sous région (Somalie, Kenya, Ethiopie, Soudan et Erythrée) ainsi ceux de la péninsule arabique (Yémen, Arabie Saoudite, Dubaï…) sont couverts par les ondes de la radio nationale.

Parallèlement, en accord avec la politique gouvernementale de décentralisation, les régions seront dotées des correspondants permanents. Ces derniers, en véritables portes flambeaux devront contribuer au désenclavement médiatique de leur région respective. Cette stratégie verra à terme la création des structures radiophoniques autonomes.

Mais tout n’est pas rose. Pour être en phase avec les orientations politiques tracées par le gouvernement, la RTD doit non seulement améliorer la qualité de ses prestations mais aussi diversifier ses produits afin de mieux satisfaire les attentes de ses téléspectateurs. Pour ce faire une nouvelle organisation séparant la radio et la télévision en deux directions pour rendre chaque média plus fonctionnel est en cours d’élaboration.
Les ressources financières de la RTD seront renforcées par les ressources en provenance de la société mixte Djibsat dont la RTD est actionnaire majoritaire. L’objectif est double :
- Renforcer la production nationale et
- valoriser la création artistique

II. La Nation

S’agissant du journal « la Nation » sa parution a été multiplié par quatre ;
Au lieu de lire le journal national une fois par semaine seulement, chaque jeudi on le trouve à présent dans les kiosques les lundi, mardi, mercredi et jeudi cette édition comptant double pour le week-end. L’on peut estimer que le journal est pratiquement devenu un quotidien.


III. Le journal Al Quarn

Le journal de langue arabe «Al Quarn » paraît depuis 2002 deux fois par semaine les lundi et jeudi. Sa Une est toujours en couleur.
Al Qarn a rçue plusieurs distinctions et a été primé par la presse arabe.

Compte tenu de la place économique et financière de plus en plus importante que prend Djibouti, nous comptons lancer courant 2009 un journal de langue anglaise. Une expérience réussie a été déjà menée en novembre 2006 à l’occasion du 11ème Sommet du Comesa.

IV. ADI
L’Agence Djiboutienne d’Information qui est très consulté à travers le monde et à Djibouti devrait être renforcée. Plus de moyens seront accordé à l’ADI dans un futur proche.

V. Rénovation du MCCPT et des locaux de la presse écrite
Grâce à l’appui du Président de la République, S.E.M Ismail, nous comptons lancer prochainement les travaux de rénovation du MCCPT et des locaux de la presse écrite.

V. Le statut des journalistes

Un nouveau statut de la presse destiné à améliorer les salaires et les conditions de travail des journalistes a été adopté. Les salaires revalorisés de plusieurs journalistes de la presse écrite vont être prochainement payés.
Notons aussi que deux associations de journalistes ont vu le jour. Ces derniers doivent en principe célébrer, ce 3 mai, la journée mondiale de la liberté de la presse. Cette célébration a été reportée d’une semaine en raison de l’évènement que nous vivons aujourd’hui.

V. Les organes de presse étrangers
Aucune restriction n’est imposée aux Djiboutiens quant à la réception des programmes des programmes télévisés des chaînes satellites ou des émissions radiophoniques transmises depuis l’étranger.

A présent quatre sociétés de télédistribution opèrent librement à Djibouti et de grandes chaînes radios dont la Voix de l’Amérique, radio Monte Carlo, La BBC émettent à Djibouti en modulation de fréquence (FM) pour faciliter l’écoute à leurs auditeurs. Ces chaînes redoublent même d’efforts pour attirer les auditeurs de la sous région.

Le ministère a également donné l’autorisation à plusieurs chaînes somalies à ouvrir des bureaux à Djibouti dont Universal –TV, Raad-TV ou récemment la création de l’agence de presse indépendante somalienne SOMINA. Nous avons offert l’hospitalité et la possibilité de travailler en toute sécurité à des dizaines de journalistes somaliens.

Le siège de l’association des journalistes des pays d’Afrique de l’Est se trouve aussi à Djibouti. Je voudrais, enfin attirer l’attention des participants sur le nombre croissant de journaliste de la Presse Internationale qui visitent Djibouti pour effectuer des reportages sur la situation dans la Région mais également réaliser des documentaires sur Djibouti preuve de l’intérêt grandissant qu’on porte à notre pays.

VI. Secteur des Télécommunications
Entre 1999 et 2009, le secteur des télécommunications a connu une modernisation à pas forcé et une croissance continue. Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
2000 2009 Commentaires
Chiffre d’affaire du secteur 4,5 milliards de FD 10,5 milliards de FD Soit une croissance de plus de 150%
Nombre de cabines privées 100 (=100 lignes) 1025 (=2200 lignes) Soit, pour 2009, dix fois plus de cabines et 22 fois plus de lignes dédiés au téléphone public qu’en 2000
Nbre d’abonnés au fixe 9 500 15 200 Soit une augmentation de 60%
Nbre d’abonnés au Mobile GSM 0 125 000
Nbre d’abonnés à Internet 628 6 500 Soit dix fois plus
Nbre de cybercafés 0 200

Historique des baisses des tarifs
Tout au long de cette décennie, les tarifs des communications n’ont cessé de baissé. Ainsi les tarifs Internet ont été baissé de 25% en 2001, de 50% en 2003, de 50% en 2008 et encore de 50% en janvier 2009.
Les tarifs internationaux ont été baissé jusqu’à 66% en 2000, jusqu’à 50% en 2003 puis de 25% en 2004.
Les tarifs nationaux du téléphone fixe (50%) et du téléphone mobile (40%) ont été baissé en 2003.

En mai 2007, les tarifs d’installation du téléphone fixe ont été baissé de 70% pour les districts de l’intérieur ; ce qui a eu pour effet d’augmenter de plus de 100% le nombre d’abonnés de chaque district.
Les tarifs des cabines publiques ont baissé. Dans un premier temps la caution d’ouverture a été ramené de 1 000 000 FD à 200 000FD. Puis en 2007, le tarif de l’impulsion a été baissé de 13%. Enfin, l’ajout d’une nouvelle ligne a été exonéré de frais d’installation et de caution. Ces mesures ont eu pour effet d’augmenter considérablement la communauté des exploitants de cabines privées.

Modernisations des infrastructures nationales
Afin de moderniser les infrastructures du téléphone fixe, Djibouti Telecom a achevé en 2006 la mise en place de deux boucles à fibre optique à Djibouti ville et Balbala de longueurs respectives de 21 km et 11km. Des équipements destinés au transport de données informatiques à haut débit ont été mis en place sur tout le parcours de la fibre optique à Djibouti ville et à Balbala.
En 2008, le réseau d’accès de Balbala a été étendu à la zone portuaire de Doraleh (Doraleh Container Terminal et Horizon Terminal) avec une nouvelle liaison à fibre optique terrestre d’une longueur de 5km. Cette extension permet à ces 2 ports de disposer de liaisons de données pouvant aller jusqu’à 4Mbits/s.
Deux nouveaux centraux téléphoniques fixes d’une capacité de 25 000 abonnés ont également mis en service à Djibouti et Balbala.
Les liaisons de transmission de la capitale avec les des cinq régions de l’intérieur (Arta, Ali-Sabieh, Dikhil, Tadjourah et Obock) ont été modernisé et leurs capacités ont été augmenté.
Afin de sécuriser les liaisons des régions avec la capitale contre d’éventuelles coupures, le câble terrestre à fibre optique Djibouti – Ethiopie, dont la construction a commencé en 2008, viendra renforcer la bande passante disponible avec Arta, Wea et Ali-Sabieh dans un premier temps et avec Dikhil dans deuxième temps.
Le premier réseau GSM, de notre pays, d’une capacité de 25 000 abonnés, a été installé en 2001. En 2007, un nouveau réseau GSM, a été installé avec une capacité de 200 000 abonnés.
En 2008, un nouveau central international permettant, à la fois, la téléphonie TDM et IP a été installé et mis en service.

Stratégie de hub régional
Djibouti est en train de réussir son pari de devenir hub régional de télécommunications. Je m’explique :
Djibouti est relié au Yémen par un câble sous-marin à fibre optique.
En 2008, Djibouti Telecom a commencé, avec ses propres moyens, à construire un câble terrestre à fibre optique entre Djibouti et l’Ethiopie. Ce câble est en fin d’installation et sera terminé avant juin 2009. Ce câble permettra de desservir l’énorme besoin en connexions internationales de l’Ethiopie. Actuellement des liaisons par faisceaux hertzien relient les deux pays.
Etant donné la demande croissante en bande passante des opérateurs somaliens, Djibouti Telecom compte, également, installer un câble à fibre optique entre la capitale et Loyada avant la fin du premier semestre 2009.
Djibouti sera également un point d’atterrissement pour le câble sous-marin EASSy (East African Submarine System) qui sera installé à Djibouti fin 2009. Il sera opérationnel en juin 2010.
Avec ce nouveau câble, Djibouti sera relié au Soudan, à la Somalie (Mogadishio), au Kenya, à la Tanzanie, à Madagascar, au Mozambique et à l’Afrique du Sud. Au total Djibouti pourra être relié à 17 pays en incluant les pays enclavés de l’Afrique de l’Est et Australe qui accèdent au câble EASSy à travers les pays sus-cités.
La station des câbles sous-marins de Haramous, construite et achevée en 2008, permettra d’abriter les équipements terminaux de ce câble.

En juin 2006, Djibouti Telecom avait initié le projet de câble SMW5 afin de rattraper son retard dans ce domaine. En novembre 2007, Djibouti Telecom a rejoint le consortium qui a initié la construction du câble Europe India Gateway (EIG) correspondant à la cinquième génération des câbles sous-marin Sea-Me-We. Il sera installé fin septembre 2009 et sera opérationnel avant juin 2010.
Djibouti Telecom a investi 30 millions de dollars US dans ce câble sans compter les investissements locaux. Le financement des 30 millions de dollars US a été finalisé à hauteur de 25 millions par l’AFD et à hauteur de 2,5 millions, chacun, par la BCI et la BIS.
Avec le câble EIG, Djibouti deviendra un hub de télécommunications naturel pour les investisseurs d’EASSy et les opérateurs des pays limitrophes.
En 2008, Djibouti Telecom a réussi à intéresser des promoteurs américains d’un câble sous-marin privé appelé SEACOM sur les avantages d’avoir un atterrissement en République de Djibouti. Djibouti Telecom a fait, à SEACOM, une offre commerciale qui propose, en échange d’une capacité de 10 STM1 (d’une valeur d’environ 10 millions d’USD), de valoriser les facilités offertes par notre station des câbles sous-marins.

Pour le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC)

La Direction des Postes et Télécommunications ( s’est attelée à développer les TICs et les rendre accessible au plus grand nombre de Djiboutiens.
Pour ce faire un diagnostique du secteur des TICs a été réalisé avec l’appui de l’Union Internationale des Télécommunications. L’étude a permis :
- Analyser en volume et en valeur les différentes offres par segment de marché et analyser leurs performances.
- faire une analyse comparative pour le mobile comme pour le fixe.
- Etablir des prévisions de croissance pour tous les services fournis
En novembre 2008, une étude visant à apporter un éclairage sur l’état du marché des TICs a été entreprise. Elle a pour objectif de :
- De favoriser l’accès universel aux services des TICs en rendant, notamment, les tarifs
- A étendre l’utilisation des TICs dans toute l’administration et lui permettre l’accès à Internet.
- De quantifier le nombre total d’ordinateurs existant dans les entreprises, au sein de l’Administration ou chez les particuliers.

Le nombre total d’ordinateurs serait :
- Résidentiels = 16 661
- PME = 4 814
- Administration et Grandes Entreprises = 12 278
Soit un nombre total d’ordinateurs estimé de = 34 253

Un nouveau plan de numérotation pour répondre aux besoins immédiats et futurs de la population et anticiper une éventuelle ouverture du marché à la concurrence est en élaboration.
Une projet de révision des tarifs pour l’attribution des fréquences a été lancé avec l’aide de l’UIT.
Plusieurs ateliers sur le développement des TICs ont été organisés. Ils ont portés sur la promotion et l’accès des TICs ainsi que la sécurité des réseaux.
Un séminaire de formation sur les TICs à l’intention des journalistes été organisé. Un autre au profit des parlementaires est en préparation.
Dans son plan d’action, la Direction des Postes et Télécommunications cherche à mettre un Observatoire des TICs au sein du Ministère afin que tout un chacun puisse s’informer sur la situation des TICs en République de Djibouti.
La Direction s’attachera également pour présenter une loi sur la cybersécurité et la cybercriminalité ; ce qui nécessitera une formation des Magistrats du Tribunal de Djibouti.

S’agissant de la poste de Djibouti
L’opérateur postal poursuit sa restructuration et son assainissement financier. Il a mis en œuvre une série de mesures lui permettant de dégager des recettes satisfaisantes et de retrouver la confiance de sa clientèle en répondant à toutes ses attentes.

L’opérateur a lancé de nouveaux produits dont le transfert des fonds à l’intérieur du pays dénommé Mandat Cash et Cash Organismes. A travers cet outil, l’objectif affiché de l’opérateur consiste à :
- Absorber le flux monétaire circulant de manière informelle
- De permettre à l’Etat et à ses institutions de bénéficier des facilités dont le paiement des salaires, des pensions de retraites et autres encaissement de factures de toutes natures, (eau électricité, téléphone) ce qui s’insère parfaitement dans la mise en place de la décentralisation et la rendre plus réelle et palpable.
- De rapprocher tous ses services aux administrés. Nous tablons ainsi sur la proximité ce qui répond à notre mission première.

Dans sa quête de partenariat stratégique, La Poste a aussi conclu un contrat avec le leader mondial des transferts de fonds, Western Union. Cet accord permet notamment à toute personne se trouvant dans n’importe quel endroit du pays à recevoir son mandat comme il peut également envoyer de l’argent sur l’étranger.

L’opérateur a également introduit une gestion informatisée pour l’exploitation du courrier et de sa distribution.

L’opérateur public a également initié un Plan Intégral de Développement Postal qui vise à :
- Réguler le secteur postal
- Lui permettre la bancarisation de ses services. L’on pourra ainsi ouvrir des comptes d’Epargne ou des Comptes Chèques à La Poste.
La mise en exécution de ce Plan nécessite toutefois l’obtention d’un financement que mon département ne manquera de rechercher dans la perspective du développement de l’institution.



VII. La culture

Les réalisations de la culture à travers les langues sont :
1. Les ouvrages des symposiums (somali en 2002 et afar en 2003).
2. Un premier dictionnaire de 40.000 mots environs en somali (2004).
3. Une collection d’ouvrages dans les langues nationales. Nos langues étant aussi transfrontalières, notre président, en s’appuyant sur l’Institut des langues du CERD et le département de la culture de mon ministère, a soutenu des publications d’ordre culturel (comme Suugaantii hore ee soomaaliyeed) ou d’ordre historique (comme « Futuux Al Xabash »).
4. Dans le cadre du 30ème anniversaire, nous avons publié toujours dans le même canal une douzaine d’ouvrages des Djiboutiens, dans les trois langues nationales (arabe, afar et somali). D’autres ouvrages sont en cours de conception, toujours sous l’aile du MCCPT.
5. Actuellement, notre président soutient le projet d’un dictionnaire de 100.000 entrées en somali. Un ouvrage unique en son genre. Unique parce qu’il est conçu par une équipe de chercheurs de toutes les régions somalophones (universitaires et hommes de cultures) mais des universités occidentales travaillant sur le somali. Si tous ces gens ont voulu participer à ce projet ce qu’ils font confiance à la politique culturelle du président Ismael Omar Guelleh. Unique aussi sur le plan fonctionnel… mais je ne rentrerai pas dans le détail.
6. Un projet de dictionnaire aussi important en afar se prépare et prendra le même chemin de travail et de réflexion que le premier. Et nous ne nous arrêterons pas en si bon chemin.


Abordons à présent la politique culturelle.

L’objectif général de la politique culturelle de son excellence le président de la république monsieur ISMAEL OMAR GUELLEH consiste à sauvegarder et revaloriser le riche patrimoine culturel des peuples somalis et afars et garantir son rayonnement à travers une convergence de manifestations et activités culturelles faisant de Djibouti haut lieu de la culture et de l’épanouissement des langues

En effet le patrimoine culturel étant la mémoire et l’affirmation de l’identité culturelle du peuple sa sauvegarde, sa conservation et sa protection sont indispensables pour un développement véritable.

Cette vision culturelle repose sur des valeurs spécifiques et universelles sous-tendant la politique globale du chef de L’Etat SEM ISMAEL OMAR GUELLEH à savoir la paix, la démocratie, le développement économique et social et la solidarité nationale et régionale
Partant des principes que l’état est le principal promoteur du développement culturel de la nation, le respect de la diversité culturelle le programme ci- après a été exécuté durant la décennie 1999-2009 :

1)-La revalorisation des langues nationales
- organisation de plusieurs conférences relatives la transcription des langues somalis et afars
- production d’émissions audiovisuelles sur les langues somalis et afars
-productions d’émissions culturelles et historiques
-la célébration de la journée internationale des langues maternelles
la création de l’institut des langues de Djibouti

le développement de l’édition et la promotion du livre
- l’édition des livres (dictionnaires , recueils de poèmes et anthologies de la poésie ) en langues somalis et afars
- l’organisation de foires de livres en langues somalis et afars
- l’organisation de débats littéraires
- la célébration de la journée mondiale du livre et du droit d’auteurs

le développement des infrastructures culturelles
La réhabilitation du théâtre des salines, temple de la culture et mémoire des arts de la scène
la création n de l’institut djiboutien des artistes qui crée par SEM le chef de l’état Ismael omar guelleh avait pour objectif d’oeuvrer à la formation des ressources humaines formées et qualifiées pour donner une réelle impulsion à la création et à la production culturelle nationale
Avec un recrutement de conseillers artistiques et après quelques années l’IDA est devenu une référencé en matière d’évènements culturel nationaux importants
Après la formation de 120 techniciens d’expressions artistiques l’IDA passera à l’étape supérieur en érigeant une académie des ARTS avec le bac
Cette opération sera accompagné par :
-l’élargissement des capacités d’accueil
-l’intégration de nouvelles filières portant sur les arts visuels comme la photographie.
-le renforcement des équipements son et lumière
De ce fait l’IDA DEVIENDRA UN VIVIER DE JEUNES TALENTS QUI ALIMENTERA SUR DES GENERATIONS ENTIERES CE GRAND CHANTIER DE LA REVAMLORISATION DE LA CULTURE NATIONALE
- la création de la galerie d’arts GOD
- la création de l’institut djiboutien des langues


la restructuration du champs des actions culturelles
- la création des associations somalis et afars PEN
- l’adhésion des somalis et afars à PEN
- le concours culturel en langues arabes

La revalorisation des artistes
- la reconnaissance des artistes par la mise en place des palmes de la culture
- la célébration de la journée nationale des artistes
- la promulgation de la loi sur le droit d’auteur et droit voisins qui sera suivi prochainement par l’installation du bureau du droit d’auteurs
- la professionnalisation des artistes par la formation académique des jeunes artistes
- la mise en place de la législation sur le droit d’auteurs et de droits voisins

6) la redynamisation des actions culturelles
l’organisation périodique des festivals nationaux de théâtre , de musique , de danses traditionnelles ; de concours de poésie de chansons etc
l’organisation d’expositions de peinture et d’artisanat
l’organisation annuel du fest’horn


7) le rayonnement culturel
- -l’organisation annuel du fest’horn (prochainement 10 ème anniversaire) à l’initiative de l’ADAC qui constitue l’unique évènement culturel de la sous région lequel contribue également à la promotion de la culture de la paix
l’utilisation de l’audiovisuel pour le rayonnement culturel ;
-la création de 2 chaînes (somalis et afars )et l’augmentation des heures de diffusion 12 heures et la création d’émissions culturelles fortement appréciées
- la création d’une chaîne audiovisuelle dans Arabsat

Compte tenu de la dimension culturelles de l’action du chef de l ‘Etat ainsi que de la promotion de la culture de la PAIX ,l’Unesco a choisi Djibouti comme siège du Forum des intellectuels de la corne d’Afrique et ce depuis 2007
Ce qui constitue un ancrage définitif de Djibouti comme capitale culturelle de la sous région

L’objectif principal de cla politique culturelle de chef de l’état son excellence ISMAL OMAR GUELLEH consiste à sauvegarder et à revaloriser le riche patrimoine culturel l des peuples somalis et afars et faire de Djibouti UN HAUT LIEU DE LA CULTURE ET DE L’EPANOUISSEMENT DES LANGUES, une capitale culturelle de la Corne de l’Afrique.

La vision du chef de l’Etat Ismaïl Omar Guelleh repose dans ce domaine sur le respect de la diversité culturelle de tous les Djiboutiens.
C’est à travers cette vision et ces valeurs qu’on assoie la paix, le respect de l’autre, qu’on renforce la démocratie et assure le développement économique.

Ainsi plusieurs initiatives ont été prises pour la transcription des langues somalies et afars , l’édition de livres , de dictionnaires, de recueils de poèmes, la créations d’associations dont les PEN Clubs.

Cela s’est également concrétisé à travers l’organisation de festivals de théâtre, de musique, de danses traditionnelles, de concours de poésie.

Nous avons aussi instauré la célébration des journées de l’artiste, du livre et des langues maternelles. Nous organisons une fois par an le festival de musique régional « Fest Horn ».

IX. Imprimerie nationale

Je voudrais enfin conclure mon intervention en vous parlant de l’Imprimerie Nationale qui est un établissement public à caractère industriel et commercial.

Cet établissement s’est dotée de moyens de gestion moderne, une administration efficiente a été mise en place.

L’Institution a bénéficié en 2003 d’un prêt du fonds de l’OPEP de 4 millions 500 000 dollars qui lui a permis de remplacer des machines acquises dans les années 60 et de se ré-équiper avec d’autres plus sophistiquées et modernes ce qui a permis à l’Imprimerie de doubler pratiquement son chiffre d’affaires. Celui-ci est passé de 118 millions de nos francs en 2002 à 220 millions en 2008.

L’acquisition d’équipements s’est aussi accompagnée par une formation du personnel notamment en art graphique.

Aujourd’hui l’imprimerie assure la production de toutes les demandes de l’administration centrale, édite les livres du Cripen, peut réaliser du travail en couleur.

Demain sur la demande du Chef de l’Etat, elle pourra se voir confier des tâches comme la fabrication des documents de voyages comme les passeports, les permis de conduire, et autres documents officiels.



Merci de votre aimable attention