Séminaire de Réflexion sur l'Action Gouvernementale 2002-2009

Sommaire

Document cadre
Ouverture

Discours du Président de la République

  Thème 1

Stabilité macroéconomique, croissance et compétitivité

Discours du ministre des Finances

Discours du ministre du Commerce

Discours du ministre de la Promotion des Investissements

Hommage du ministre de la Promotion des Investissements au Président de la République

Discours du ministre de l'Équipement et des Transports

Discours du ministre de la Communication

Discours du ministre de l'Énergie

Thème 2

Valorisation du capital humain, accès aux services sociaux de base

Discours du ministre de la Santé

Discours du ministre de l'Éducation

Thème 3

Développement rural, urbain et sécurité alimentaire, habitat et environnement

Discours du ministre de l'Agriculture

Discours du ministre de l'Habitat

Discours du ministre de la Jeunesse

Thème 4

Promotion de la Femme et de la Solidarité, exclusion sociale et lutte contre la pauvreté

Discours du ministre de la Promotion de la Femme

Discours du ministre de l'Emploi

Discours du ministre des Biens Waqfs

Discours du secrétaire d'État à la Solidarité

Thème 5

Gouvernance, décentralisation et sécurité interne et externe du territoire

Discours du ministre de l'Intérieur

Discours du ministre de la Défense

Discours du ministre de la Justice

Discours du ministre des Affaires Étrangères

Discours du ministre délégué à la Coopération Internationale

Discours du médiateur de la République

Discours du directeur du C.E.R.D

Clôture

Discours du Premier ministre

Discours du Président de la République

Document Final

Acte du Séminaire


 

Hommage du Ministre de la Promotion de l'investissement

 au Président de la République

 

Si pour ISMAIL OMAR GUELLEH « il n’y a de richesse que d’homme » ce point de vue, doit être perçu comme le fruit d’un engagement politique qui a mûri au lieu d’un idéal de justice et qui s’est consolidé à l’épreuve d’un combat pour l’Etat de droit de la Nation Djiboutienne contre la raison d’Etat de colonisateur.

Un combat difficile, l’avoue-t-il, parce que semé d’embûches et de vicissitudes ; un combat qui aguerrit autant qu’il déstructure, compacte une personnalité autant qu’il détruit une personne ;un combat qui vous laisse finalement à la croisée des chemins, en vous intimant, l’ordre impératif de faire un choix.
On peut ainsi choisir de s’emmurer dans le modèle de pensée de colon, sans ouverture ni perspective, en mâchant « le khat de l’amertume et de l’aigreur ».

Pour sa part, I.O.G, a choisi d’être guetteur d’avenir, il a choisi de transcender les difficultés du chemin pour n’avoir en ligne de mire que la crête des sommets.

Ainsi s’est il forgé, avant 1977, sur le plan professionnel, un corps de principes qui ont balisé sa carrière de quelques repères sûrs et l’ont guidé par les dédales de son métier d’homme de loi.

Ainsi s’est-il également mis en devoir de dégager de ses expériences successives des matériaux qu’il lui fallait patiemment agglomérer, rigoureusement ordonner en vue de dessiner l’architecture d’une pensée politique, les linéaments synonymes d’un projet de société, et par-dessus tout, pour que prenne enfin corps et forme, une République de Djibouti aux couleurs de ses rêves.

Les idées qui jalonnent ce chemin de réflexion et sous-tendent cette quête s’articulent autour de quelques principes qu’il tient pour autant de bornes repères.

Permettez-moi d’en citer quelques uns

- La notion de service est au cœur de son engagement politique, parce qu’elle résulte de la conscience qu’il a d’avoir reçu et donc de l’obligation où il est de devoir beaucoup donner.

Le service des autres fait ainsi appel à sa capacité à servir au mieux notre pays, payant ainsi une dette, ceci en manière de reconnaissance et de gratitude.

- C’est la raison pour laquelle il tient la politique comme une activité noble qui ne s’accommode ni de médiocrité, ni de petitesse, ni de mesquinerie. La politique, au vrai, c’est l’école de l’effort permanent, du don de soi, de l’excellence.


S’il en est ainsi, on ne peut affranchir la politique d’une certaine éthique ni la détacher des principes qui fondent notre appartenance à la communauté des hommes.

- Et quand I.O.G. affirme « qu’il n’y a de richesse que d’homme », il affirme, dans le même mouvement, le primat de l’homme sur les biens matériels, par exemple, qui ne sont qu’un moyen, un instrument, un outil au service de dernier.

Les biens matériels nous sont ainsi utiles, comme le cheval est nécessaire au cavalier. Mais seul celui-ci est aux commandes et tient les rennes. C’est lui qui dirige sa monture.

Mais lui, I.O.G., vers où dirige-t-il nos pas ? Vers quoi oriente-t-il nos destinées ? Certainement vers un pays que nous devons nous appliquer à construire pierre à pierre, dans la justice et la paix, chaque génération se préoccupant d’apporter sa contribution à l’œuvre commune.

- Ici, comme ailleurs, il veut insister sur l’homme, sur nos ressources humaines au nombre desquelles il accorde une attention toute particulière à nos jeunes dont on ne dira pas assez qu’ils constituent notre avenir commun.

- Il accorde la même attention à la femme Djiboutienne qui doit occuper, aux côtés de l’homme Djiboutien, la place qui n’aurait jamais dû cesser d’être la sienne, comme une exigence de modernité dans une société de liberté et de démocratie.

- Il pense encore aux intellectuels pour lesquels il a le plus grand respect, l’histoire nous enseignant que tous les pays développés ont eu à bénéficier de l’engagement social et de l’action décisive de leurs élites.

- Et il y a l’espérance, comme un foyer incandescent de virtualités, une lumière têtue dans la nuit noire, alors que l’on peut être porté à se décourager, à perdre pied, à tout abandonner.

Souvenons-nous en, durant la décennie 90, alors que tout allait à vau-l’eau et que la nation Djiboutienne se déchirait entre ses membres, ou le pays se d délitait, le sursaut de notre peuple, soutenu et accompagné par notre contribution à tous pour penser des palies ouvertes, pour nous forger de nouvelles raisons de croire et d’espérer, pour restaurer enfin la Maison Djibouti, dans la liberté reconquise.

I.O.G est habité, en tout instant, les paroles fortes de Guillaume Apollinaire qui disait « que mon pays ait la semblance du beau phénix. S’il meurt un soir, le matin voit sa renaissance ».

Le monde change, changeons la République de Djibouti pour un mieux-être partagé. Nous avons besoin d’un contrat de solidarité nationale, face aux chantiers de l’avenir qui nous interpellent tous. Nous avons besoin de la disponibilité de tous pour ouvrir le chantier du présent appelé à être les autoroutes de l’espérance.