DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

LORS DE LA RÉUNION DU COMITÉ CENTRAL DU R.P.P.

 

 

13/10/2005

 

 

 

Louange à DIEU Que la Prière et la Bénédiction soient sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons,

Mes Chers Camarades,

 

Permettez-moi avant tout de renouveler à tous les militants du parti ainsi qu'à tous les djiboutiens et djiboutiennes mes voeux de bon Ramadan.

 

Que ce mois béni puisse être pour nous tous une occasion de se ressourcer et de se rapprocher du Tout Puissant et du Tout Miséricordieux Amin.

Je me réjoui d'être parmi ,vous ce soir à l'occasion de notre réunion du Comité central.

 

Naturellement, je voudrais profiter de ce moment privilégié pour vous livrer mon message de Président du Parti. Mais je voudrais également profiter de ce moment privilégié pour partager avec vous mes réflexions, mes interrogations et mes propositions de simple militant.

 

Mes Chers Camarades,

 

Notre parti dont la naissance coïncide avec l'accession de notre pays à l'indépendance, n'a jamais dévié de la grande cause pour laquelle il a été édifié : oeuvrer dans l'unité et le rassemblement pour le développement de notre pays. Malgré les difficultés, les embûches et les soubresauts, nous sommes fiers de notre parcours.

Nous sommes fiers parce que nous avons participé à l'affermissement de notre État. Nous sommes fiers parce que nous avons contribué à l'éclosion de notre nation.

Enfin nous sommes fiers aussi parce que nous avons maintenu l'unité et la fraternité de notre peuple. Ce n'est pas un bilan que je dresse devant vous, c'est juste un constat. Le constat d'un militant convaincu que le Rassemblement Populaire pour le Progrès a encore de beaux jours devant lui.

 

Mes Chers Camarades,

 

Comme nous le savons, avec le temps viennent les changements, les mutations, l'adaptation. Combien d'organisation et des partis, de par le monde, ont disparu faute de n'avoir pu intégrer cette vérité de changement et d'adaptation ? Le temps n'est plus ce qu'il était. L'espace politique national lui aussi n'est plus ce qu'il était.

 

Le multipartisme, définitivement ancré dans nos moeurs politiques et nos pratiques démocratiques a bien fait de clore l'époque du parti unique.

 

Je ne voudrais pas juger l'Histoire, c'est l'Histoire qui nous jugera. Je voudrais tout aux moins saluer l'intelligence de ceux et celles, militants et dirigeants, qui ont positionné notre parti dans le sens de l'adaptation, du changement et du progrès.

Car, les faits nous donnent raisons, la stratégie d'alliance avec les autres partis pour laquelle nous avons opté est la bonne. Cette stratégie, ne l'oublions pas, nous a conduit à la victoire lors des élections législatives de 2003. C'est toujours cette même stratégie, ne l'oublions pas qui nous a renouvelé la confiance des djiboutiens et des djiboutiennes en avril dernier.

 

Mes Chers Camarades,

 

Comme vous les savez, notre parti occupe une place prédominante dans ce grand ensemble qu'est l'U.M.P. C'est une place de majorité mais c'est en même temps une place de responsabilité.

Responsabilité devant nos militants mais surtout responsabilité devant nos concitoyens et devant toute la nation.

Car quel serait le rôle de notre parti s'il ne se sentait pas responsable, politiquement de l'action du gouvernement issu, en majorité de son sein ? Car quel serait le rôle de notre parti s'il ne se sentait pas solidaire, politiquement, de l'action du gouvernement ?

Responsable et solidaire oui mais cela ne suffit pas ! il faut aller plus loin. Notre parti doit défendre activement l'action du gouvernement. Telle est la conception du militantisme, que nous devons intégrer et pratiquer individuellement et collectivement.

Défendre c'est expliquer c'est vulgariser, c'est faire preuve de pédagogie. Mais défendre, c'est aussi critiquer, c'est proposé, c'est incité à la correction.

 

Mes Chers Camarade,

 

Soyons honnêtes, osons le dire ! Notre parti connaît une défaillance impardonnable, un déficit préjudiciable celui de la communication. Et c'est l'essentiel !

Car comment voulez-vous que nos concitoyens comprennent si on ne leur explique pas les aléas et les contraintes dues à la flambée du prix du baril ? Car comment voulez-vous que nos concitoyens comprennent les efforts inlassables du Gouvernement pour éviter la flambée des prix des denrées de premières nécessités ?

 

Il nous faut se ressaisir. Il nous faut pratiquer une communication efficace, une communication de proximité qui expliquent et argumentent sur les tenants et les aboutissants de la politique gouvernementale. J'invite le presse du parti à se structurer pour gagner la bataille de la communication.

 

Mes Chers Camarades,

 

J'ai dit plus haut, le temps change. Voici venu le temps de la décentralisation, priorité inclassable et indépassable de mon second mandat comme je l'ai exprimé dans la feuille de route tracée au Gouvernement.

Là aussi, il faut s'adapter. Il faut s'adapter à cette autre façon de faire de la politique que sont les élections régionales.

Il faut s'adapter à ces nouveaux enjeux locaux qui demandent une démarche novatrice. Je ne doute pas que notre partie, qui a déjà un ancrage régional de par son implantation sur tout le territoire saura relever le défi. Mais là aussi l'approche et la stratégie reste à définir. Comment réconcilier le souci d'une représentativité de proximité avec l'exigence d'une représentativité de profil et de compétence ? Comment se solidariser avec nos alliés de l'U.M.P et assurer une représentativité d'ensemble dans les parlements régionaux.

 

Voilà des questions sur lesquelles nous devons débattre et réfléchir ensemble.

 

Je vous remercie de votre attention.

 

 

 

ISMAEL OMAR GUELLEH