MESSAGE DE S.E. M. LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE 

A L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 1er MAI 2003 

 

 

Louange à DIEU,

Que la Prière et la Paix soient sur le Prophète, Sa famille et Ses Compagnons,

 

Mes chers Concitoyens,

 

Pour nous les Djiboutiens "les marches du perron suprême" résident dans les valeurs de Libertés, d'égalité et de paix.

 

Si à travers le monde, la journée du 1er mai, certains se la dispute, si des manifestions sont organisées partout dans le monde et sous des drapeaux qui n'ont pas tous la même couleur, pour les travailleurs Djiboutiens, l'histoire est là pour montrer que cette journée n'appartient pas à tout le monde.

 

Elle appartient avant tout aux travailleurs mais aussi aux exclus et cela partout dans le monde. Elle appartient à tout ceux qui sont faibles par opposition à tout ceux qui sont puissants.

 

En cette journée du 1er mai, c'est avec des sentiments intenses de fierté que je m'associe à chacun de vous pour célébrer cette Journée qui commémore la symbiose entre les membres de la nation toute entière.

Cette journée du 1er mai constitue pour le Gouvernement un rappel. Elle lui rappelle tout ce qu'elle a pu réaliser, tout ce qu'elle doit encore achever, et aussi tout ce qu'elle doit encore entreprendre.

Pour le patronat, le 1er mai est l'occasion de lui rappeler que cette journée s'inscrit dans une éthique qui s'articule sur la solidarité.

 

Mes chers concitoyens,

 

A côté de l'intérêt que j'accorde à la promotion humaine et à la préparation de notre jeunesse pour accéder à la Société de la connaissance et de la communication, je n'ai cessé, depuis que vous m'avez investi de la responsabilité de construire la destinée de notre peuple, de prendre des initiatives, de mener les opérations et de stimuler les volontés pour la réalisation d'un décollage économique et d'un développement social.

Mon objectif suprême étant d'assurer l'emploi aux jeunes et de promouvoir le monde rural, les couches sociales démunis et les régions défavorisés.

 

Notre action pratique réside dans l'incitation de l'investissement public et privé, la dynamique de la solidarité sociale, l'utilisation rationnelle de nos ressources naturelles, et la mobilisation de toutes les énergies pour mener le combat économique et social.

Et en conformité avec la promesse du Très-Haut faite à ses fidèles serviteurs : "Si DIEU reconnaît un bien en vos cœurs, il vous accordera de meilleures choses que celles qui ont été enlevées" (coran), la volonté divine a voulu nous accorder une énergie fondamentale pour mener notre combat économique et social.

 

Mes chers compatriotes,

 

Partant de notre conviction que, quelle que soit l'importance des conditions matérielles, financières et juridiques dans l'encouragement des investissements et la réalisation d'un décollage économique générateur d'emploi, ces conditions demeurent tributaire d'un climat social et de relation de travaille saine, d'un esprit de coopération et de partenariat.

 

J'incite donc le Gouvernement et le parlement à diligenter l'adoption d'un code du travail moderne, qui encourage l'investissement et l'emploi. J'appelle également l'ensemble des partenaires sociaux à instaurer la paix sociale, qui constitue l'un des facteur de confiance de l'investisseur et de son encouragement. 

Nous attendons d'eux de faire prévaloir le dialogue institutionnel permanent et non pas conjoncturel, et de privilégier sur tout autre forme d'action revendicative, d'adopter, en cas d'extrême nécessité, des méthodes civilisées de protestations et de bannir toutes les formes illégales de conflits de travail.

 

De la même manière que j'ai appelé l'Entreprise djiboutienne à privilégier la dimension sociale pour qu'elle puisse devenir une Entreprise citoyenne, j'invite le syndicalisme à assimiler la culture d'entreprise dans une optique de syndicat citoyen.

 

 

Je vous remercie et bonne fête de 1er mai 2003.

 

 

 

haut de page