DISCOURS DE MONSIEUR LE PREMIER MINISTRE

S.E. DILEITA MOHAMED DILEITA

A L'OCCASION DE LA FETE DE L’AID EL ADHA

 

01/02/2004

 

 

Monsieur le Président de l'Assemblée Nationale

Madame et Messieurs les Ministres

Mesdames et Messieurs les Députés

Mesdames et Messieurs les Représentants du Corps diplomatique et du Corps Consulaire

Mesdames et Messieurs les représentants des organisations internationales

Mesdames et Messieurs les représentants des autorités, civiles, militaires et religieuses

Honorables invités

 

  

Bismillahi rahmani rahim

 

Comme vous le savez, le Président de la République et chef de Gouvernement, M. Ismaïl Omar Guelleh est actuellement à la Mecque pour accomplir son devoir de musulman en participant au pèlerinage du Hadj. Il m'a été ainsi fait l'honneur de vous recevoir ici en son lieu et place et à vous souhaitez la bienvenue à la Présidence.

 

Très chers concitoyens,

 

En ce jour de la fête de l'Aid El Adha où il est de tradition d'échanger des voeux, je me réjouis de cette occasion qui me permet de présenter mes sincères, chaleureux et fraternels vœux aux djiboutiennes et aux djiboutiens ainsi qu'à l'ensemble des communautés vivant dans notre pays.

 

L'Aid El Adha occupe une place singulière, elle figure ainsi parmi les plus chères des fêtes musulmanes. Ce jour de fête est un de ces moments privilégiés où tout le peuple djiboutien et plus largement le monde musulman, partagent et vivent les même sentiments. C'est l'instant de joie, de chaleur fraternelle, familiale, amicale. C'est aussi un moment de pardon où l'on se donne une autre chance pour partir sur de nouvelles bases.

 

En ce jour de réjouissance, nous ne devons pas oublier ceux de nos compatriotes qui souffrent de la maladie et ceux que la dureté de la vie n'a pas épargnés. Il est de notre responsabilité d'allez vers les plus démunis. Nul ne doit être abandonné à l'indifférence. Cela est contraire à tous nos principes religieux et à toutes nos valeurs traditionnelles.

 

Chers citoyens, c'est fort de nos valeurs que nous n'avons cessé ensemble, de créer les conditions afin que tous participions aux aspirations d'une croissance retrouvée. Le Président de la République n'a cessé durant ces dernières années de proclamer que c’est la cohésion nationale qui constitue notre fondement, la base fondamentale de notre unité nationale sans laquelle toutes actions publiques ou privées sont vouées à l'échec. Ce sentiment d'appartenance a une même communauté se doit d'être une volonté nationale et individuelle d'un devenir commun. Nous devons tous nous projeter dans un idéal collectif.

 

C'est à l'État qu'il incombe le devoir d'être le garant de ce grand dessein et c'est pourquoi dans l'action du gouvernement nous nous appliquons à sa réalisation pour une société solidaire.

 

Cependant, confronté à l'immensité de la tâche, l'État à lui seul ne peut résorber tous les déficits sociaux. Il a besoin certes du concours actif et déterminé des différents partenaires au développement et pays amis, mais surtout celle d'une communauté nationale et d'une société unie et opiniâtre pour lutter contre la pauvreté .

 

J'aimerai à cet égard, rendre un hommage particulier à deux composantes de notre société qui se sont particulièrement distinguées par leurs dynamismes et leurs disponibilités.

 

La première, une fois n'est pas coutume, sont les femmes djiboutiennes. Il n' a échappé à personne que c'est elles, qui individuellement dans l'espace familiale, ou organisées parmi les très nombreuses associations qui expriment l'imagination et la générosité, à l'instar de l'UNFD, la plus importante et doyenne de toutes. En témoignent leurs implications dans les actions de l'aide aux plus défavorisés mais également dans le domaine des micro‑crédits et de micro‑entreprises ou de salubrité publique.

 

L'autre composante qu'il convient de distinguée aujourd'hui sont les jeunes, qui dans un extraordinaire élan de spontanéité, ne cesse par l'action associative à entreprendre des initiatives. Il n'existe pratiquement aucunes de nos régions, de nos localités, des quartiers de la capitale a n'avoir leurs associations de jeunes. Je les remercient pour cette confiance en l'avenir qu'ils incarnent. Nous nous devons d'accompagner cette énergie de bonne volonté et cette soif d'action communautaire. J'invite le monde des entreprises à puiser dans ce vivier et à investir cet espace par le développement du mécénat.

 

Pour sa part, le gouvernement met en oeuvre une politique de préparation de qualité des jeunes pour leur permettre de mieux se prendre en charge. D'où la nouvelle réforme de l'enseignement et de la formation professionnelle déjà en cours depuis quelques années afin de parvenir au renforcement des capacités et à son adéquation aux besoins du marché de l'emplois. C'est dans cette esprit que s'inscrit le programme pilote de formations de 1200 jeunes dans le cadre du Service National Adapté qui se déroulera au sein de l'Armée Nationale pour leur permettre d’acquérir un savoir être et un savoir faire.

 

Très chers concitoyens,

 

De cette année écoulée, je retiens particulièrement la situation toujours préoccupante que représente pour nous le problème de la Palestine.

Devant l'escalade de la violence, Djibouti s'associe aux voix qui exhortent la communauté internationale à redoubler d'efforts pour ramener une paix durable. Renouer le dialogue nous semble être le seul issu pacifique à cette guerre qui n’a fait que trop de victimes innocentes.

 

Mes pensées s'orientent également vers nos frères irakiens qui parce qu’ils ont une civilisation, une histoire et des atouts économiques considérables, nous laissent espérer que ce grand peuple retrouvera en lui les moyens d'une réaction salvatrice et ce malgré les grandes difficultés qu'ils ont connues.

 

Concernant la Somalie, de Arta à Nairobi nous sommes présents là où des femmes et des hommes de bonne volonté oeuvrent pour la réconciliation du peuple somalien afin de parvenir enfin au retour d'une paix durable. Notre diplomatie a été active dans l'obtention de l'accord signé le mercredi dernier dans la capitale Kenyane et qui annonce la volonté des somaliennes et des somaliens d'élire un parlement et un chef d'état dans un proche avenir incha Allah. Nous les y encourageons très vivement.

 

Très chers compatriotes,

 

Comme vous le savez, depuis son élection à la magistrature suprême, le président de la République n'a ménagé aucun effort pour accélérer la marche de notre pays vers le progrès en élevant Djibouti parmi les Nations attachées aux valeurs universelles de la démocratie et des droits de l'homme.

 

Grâce aussi à votre mobilisation et à votre détermination surtout en période de rigueur, une ère nouvelle est en train de s’ouvrir. Toutes les énergies dont notre pays disposent peuvent dès maintenant s'investir dans un pays allant de l'avant, sûr de lui‑même, et en parfaite cohérence avec sa réalité. Toutes les forces vives de la nation peuvent désormais rivaliser de compétences et d’imagination.

 

Je réitère à tous mes concitoyens notamment ceux qui sont à l'étranger et à l'ensemble du monde musulman ainsi qu'à leurs familles, mes meilleurs voeux en cette occasion de l’Aid el Adha.

 

Merci de votre attention, wasalam aleykoum warahmatoullah wabarakatou.

 

 

 

ISMAEL OMAR GUELLEH