ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE 

A L'OCCASION DE LA REMISE DU BACCALAUREAT AUX LAUREATS 

DE LA SESSION DE JUIN 2004

 

 

11/07/2004

 

 

 

Louange à DIEU,

Que la Prière et la Paix soient sur le Prophète, Sa famille et Ses Compagnons,

 

Très chers compatriotes, mes chers enfants,

C'est un grand privilège d'être aujourd'hui, parmi vous, pour partager avec vous, la consécration de tout un parcours scolaire, qui est aussi un parcours de vie, pour vous, jeunes du pays.

 

Sur cette terre aux ressources limitées, vous êtes, pour nous, notre projection dans l'avenir, vous représentez pour nous, parents, mais aussi pour la société toute entière notre gage pour relever les défis qui s'imposent à notre jeune nation, car comme vous le savez, "il n'y a de richesse que d'hommes". Vous êtes pour nous, notre matière première stratégique.

 

Le Baccalauréat à Djibouti a son propre histoire, une histoire commune à de nombreuses générations d'élèves de tous horizons et milieux sociaux. Il me semble ainsi que le Baccalauréat constitue un rite initiatique qui vous permettra d'accéder à la connaissance et au savoir universel.

 

Mes chers lauréats,

 

Je sais combien les journées et les nuits qui précédèrent l'examen ont pu être fiévreuses, combien vous avez dû ressentir de moments d'angoisse et de fébrilité extrême partagés par vos parents. Je connais bien ce sentiment pour l'avoir vécu personnellement, lors de mes habituelles prières au milieu de la nuit, je voyais mes enfants immergés dans des piles de livres et de notes éparses, anxieuses et en même temps remplies d'espoir de ne pas décevoir leurs parents.

Aujourd'hui, la remise des diplômes du Baccalauréat est l'occasion de saluer les performances réalisées par nos enfants et d'entrer en communion avec les parents.

 

Je tiens donc à les féliciter tout pareillement au même titre que leurs enfants.

Cette promotion 2004 illustre aussi le parcours de notre nation en matière d'enseignement.

Hier, le caractère fortement élitiste du baccalauréat en faisait un évènement scolaire particulier et exceptionnel, qui fait place aujourd'hui, à une appropriation de ce moment par l'ensemble de la communauté, en témoigne le chiffre record d'élèves admis en constante progression.

Il nous est donc permis, ainsi, de faire une évaluation, aussi sommaire soit-elle, des performances de notre système national d'éducation. 

 

Toutefois, je tiens à appeler aux autorités concernées leurs responsabilités pour ne ménager aucun effort afin que nos bacheliers ne rejoignent pas les cohortes d'inactifs, en raison d'une orientation qui contrarierait les aspirations de nos jeunes, et par extension, compromettrait l'avenir du pays, car ne répondant à ses besoins.

 

Tirer le meilleur profit de ces générations de bachelier doit relever d'un souci national impliquant tous les corps de l'État, puisque d'une orientation plus adaptée au besoin des étudiants dépendront la réussite académique et l'insertion professionnelle.

Je tiens à ne pas oublier en cette occasion les jeunes candidats, pour qui ce n'était pas démérité que d'avoir tenter de relever le défi, à vous, mes enfants, je vous encourage à redoubler d'efforts, et ne pas reculer devant le premier obstacle, car il constitue en soi une expérience irremplaçable.

 

Que DIEU bénisse vos projets d'études et de vie qui bénéficieront à la nation toute entière.

 

 

Je vous remercie.

 

 

 ISMAEL OMAR GUELLEH