ALLOCUTION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE 

LORS DE LA JOURNÉE MONDIALE CONTRE LA FAIM 

 

 

16/10/2004 

 

 

 

Louange à DIEU, 

Que la Paix et la Bénédiction soient sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons, 

 

Mesdames et Messieurs, 

 

C'est avec plaisir partagé que je prends part à vos côtés à la célébration à la journée mondiale contre la faim, dont le thème retenu cette année est la "biodiversité au service de la sécurité alimentaire". 

 

Je tiens à saisir cette occasion pour partager avec vous mes préoccupations en ce qui concerne la réduction au service de la sécurité alimentaire.

 

Qu'il s'agisse de la Banque Mondiale qui indiquait en 1999 qu'une grande majorité des pays en développement n'attendraient pas l'objectif dont s'est fixé la communauté internationale de réduire de moitié la pauvreté en 2015 ou qu'il s'agisse de la F.A.O. qui nous alerte sur l'impossibilité d'attendre l'objectif fixé lors du sommet mondial de l'alimentation à ROME en 1996 de diminuer de moitié le nombre de personnes sous alimentées. Nous sommes tous certains aujourd'hui qu'il sera illusoire d'atteindre ces objectifs.

 

Néanmoins, il faut reconnaître aux responsables de la F.A.O. l'importance de leur effort en ne cessant pas de sensibiliser les hommes sur l'importance de veiller jalousement sur la diversité biologique indispensable à l'agriculture et à la production alimentaire, si nous tenons à ne pas aggraver la cohorte des plus de 840 Millions d'êtres humains qui souffrent de la faim à travers le monde.

 

Mesdames et Messieurs,

 

Trop fréquemment, la famine qu'elle soit chronique, provoquée par les conflits armés, ou la sécheresse, la pauvreté ou les catastrophes naturelles, est la cause de souffrances considérables pour nos populations pastorales.

 

Si le droit à l'alimentation est le plus fondamentale de tous les droits humains, la disparition du spectre de la faim et de la soif demeurent pour moi une lutte au quotidien.

 

Dans notre pays où notre population est quasiment pastorale et où l'eau est une denrée rare, je suis convaincu que pour pouvoir diminuer notre dépendance alimentaire tant pour les hommes et le bétail, il est important d'accroître notre production vivrière.

Étant un pays à faible revenu et à déficit vivrier, il nous appartient de permettre aux populations d'avoir accès à une technologie adéquate, une information adaptée, des circuits de distribution efficace et un accès simple aux crédits. Avec une agriculture suivant l'alternance des raisons selon les régions, il est possible pour notre pays de réduire sensiblement la fuite de devises en permettant aux populations du Nord et du Sud de produire une agriculture maréchaire adaptée à notre alimentation.

 

Mais une telle stratégie ne peut être viable tant que nous n'avons pas suffisant accès en quantité et en qualité à l'eau.

 

En renforçant les zones de captages, les retenues d'eau et les puits, en adoptant et en aménageant l'oued d'Ambouli, nous pourrons espérer accroître nos capacités.

 

Néanmoins, il est certain que pour arriver à lutter efficacement contre la soif avec une population croissante il est indispensable avec une source d'énergie suffisante et à bon marché de dessaler l'eau de mer.

 

C'est en combinant ces stratégies que nous pourrons espérer nous mettre à l'abri de l'insécurité alimentaire.

 

 

Je vous remercie.

 

 

ISMAEL OMAR GUELLEH