DISCOURS DE S.E LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

SUR La promotion de la culture

 

 

20/02/2005

 

 

Louange à Dieu,

Que la prière et la paix soient sur le Prophète, Sa Famille et Ses Compagnons,

 

 

Notre pays est une formidable mosaïque culturelle.

La culture et les acquis socioculturels forment l'âme des peuples et les accompagnent nécessairement dans leur quête quotidienne de bien-être et de développement.

 

Loin d'être résiduelle, la dimension culturelle est ce qu'il y a de véritablement déterminant dans la lutte des peuples pour leur développement.

 

La culture est avant tout un système de valeurs morales, esthétiques et spirituelles qui insufflent à l'action humaine des finalités nobles afin d'aider les femmes et les hommes à se libérer de l'ignorance, de la misère et de l'injustice. C'est ce substrat culturel qui restitue aux sociétés leur créativité, instaure des solidarités nouvelles entre les peuples, entre l'Homme et la nature.

 

La culture apparaît alors comme le fer de lance, le levier de changement. Elle confère à l'activité de l'homme son visage humain ; elle marque le territoire des enjeux vitaux d'une communauté en même temps qu'elle détermine les finalités et les normes à travers lesquelles cette société se reconnaît le mieux et s'affirme à son plus grand avantage.

 

Vue comme telle, la culture se distingue des coutumes sacralisées et sclérosées pour être une réalité plastique qui s'adapte constamment à des contextes changeants tout en restant fidèles à certaines continuités essentielles. Dans ce sens, elle doit être capable de se débarrasser des conservatismes devenus nocifs et d'emprunter à d'autres peuples, des critères qui ont fait la preuve de leur efficacité pour mieux se régénérer, et s'exprimer plus librement dans une compétition sans fin dans le nouveau village planétaire.

 

L'expérience historique montre bien que les cultures et civilisations qui ont survécu à la légende des siècles sont précisément celles qui ont su ne pas se figer en cherchant à figer le temps mais, au contraire, s'enraciner dans le temps pour y puiser la sève d'une jeunesse renouvelée.

 

Partant de cette dimension non instrumentale de la culture, il nous appartient de travailler à doter notre pays d'une politique culturelle transcendant tous les secteurs d'activité et dépensant le seul aspect des manifestations culturelles que notre pays abrite de manière régulière.

 

La prise en compte de notre identité culturelle comme fondement de notre développement doit être la préoccupation essentielle des décideurs et des acteurs de développement.

 

Si l'homme est au début et à la fin du développement, c'est la dimension culturelle qui lui confère sa légitimité et son critère d'évaluation. Le sceau culturel est en dernière analyse le trait différentiel et le catalyseur des politiques de développement.

 

 

Je vous remercie.

 

 

ISMAEL OMAR GUELLEH