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ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

A L'OCCASION DU SEMINAIRE SUR L'ACTION GOUVERNEMENTALE 

 

Le 03 février 2002

 

 

LOUANGE A DIEU

QUE LA PRIERE ET LA BENEDICTION SOIENT SUR LE PROPHETE, SA FAMILLE ET SES COMPAGNONS

 

Mes chers concitoyens,

Mesdames et Messieurs,

 

         C’est un plaisir pour moi d’ouvrir les débats de ce séminaire sur l’action gouvernementale.

 

         Cet événement unique en son genre dans notre  pays, constitue un moment privilégié d’échanges  entre les Djiboutiens et leur gouvernement.

 

          L’objectif recherché de ces journées de rencontre est de permettre au peuple Djiboutien d’obtenir les informations, les précisions et les explications sur l’action que mène le gouvernement qui le représente depuis le 12 Mai 1999.

 

         Pour un pays comme le notre, confronté aux défis de l’autosuffisance et de la sécurité alimentaire, de la santé, du logement, de l’éducation, de la bonne gouvernance et de la démocratie, le travail à accomplir est immense et les arbitrages à effectuer sont délicats, du fait que tout paraît prioritaire.

 

         Mon ambition, durant mon mandat de Chef de l’État, est d’insuffler au gouvernement l’énergie nécessaire dans un tel contexte, pour lui permettre aussi rapidement que possible d’améliorer sensiblement les condition de vie de la population et combattre la pauvreté.

 

         Toutefois, la modestie des moyens disponibles et la senteur de la mutation de nos mentalités indispensables à tout progrès durable, constituent des contraintes dans la fixation des objectifs et l’appréciation des résultats obtenus.

 

         Cependant, les séances de ce séminaire sur l’action du Gouvernement est moins une occasion de tirer des motifs de satisfaction, même légitimes, que de jeter un regard diagnostique sur le chemin parcouru.

 

         Ces journées où les membres du gouvernement viendront expliquer leurs actions, doivent constituer un moyen pour éclairer sur les buts poursuivis, car nul mieux que le gouvernement n’est conscient du niveau encore insatisfaisant de notre développement et de l’immensité des tâches qui restent à accomplir.

 

         Mes chers compatriotes,

 

         Vous connaissez l’extrême importance que j’accorde à la consolidation et au renforcement des fondements du développement économique, social et culturel dans notre pays, ainsi que mon ambition d’étendre les bienfaits de la prospérité à l’ensemble de notre population, à travers la réalisation d’un développement global répondant aux exigences de la mise à niveau de l’économie nationale, de l’amélioration des conditions matérielles et morales des citoyens, en dotant notre pays de structures solides à même  de lui permettre d’affronter les défis auxquels il doit faire face et de s’intégrer de manière positive dans un environnement mondial qui connaît des mutations profondes et rapides.

 

         Le développement global pour lequel j’œuvre, signifie la promotion du pays dans tous les domaines économiques, sociaux culturels et politiques et l’édification de son développement, de telle manière que l’ensemble de ses composantes puissent bénéficier des fruits du progrès, aussi bien au niveau des catégories sociales que sur le plan social.

 

         C’est sur cette base, qu’il me semble primordial de concevoir une stratégie de développement intégré dont l’exécution a pour finalité de renforcer les structures de notre société, d’intégrer ses différentes composantes et de consolider son tissu et son unité. Il s’agit essentiellement dans de cas :

 

-         Premièrement : l’intégration de la jeunesse dans le processus de production, en l’incitant à la créativité, à l’innovation, en comptant sur elle-même, sans négligence, ni hésitation ;

 

-         Deuxièmement : l’association de la femme Djiboutienne en lui permettant d’exercer tous ses droits, entant qu’élément agissant et influant au sein de notre société ;

 

-         Troisièmement : la promotion des régions dans le cadre du processus de décentralisation de l’État, afin notamment d’accélérer le rattrapage dont souffre le monde rural en matière d’équipement socio-économique, et en trouvant des solutions à la baisse du revenu, à l’analphabétisme et à l’insuffisance des prestations sociales ;

 

-         Quatrièmement : la lutte contre la pauvreté, la marginalisation et l’exclusion, qui sont contraire aux percepts de toute religion, fondée sur un ensemble de valeur humaine, en premier lieu le renforcement de la solidarité et de l’entraide et la préservation de la dignité.

 

Ce processus, mes chers concitoyens, ne peut aboutir qu’à travers l’orientation de l’évolution économique et sociale, et sa coordination dans le cadre d’une action gouvernementale visant à accélérer, par étapes successives, l’intégration du pays dans la marche de la civilisation industrielle, scientifique et technologique contemporaine.

 

            Une telle démarche doit s’appuyer sur une nouvelle méthodologie transcendant les difficultés qui, par le passé se sont dressées devant nous, mais qui aujourd’hui devraient nous permettre d’obtenir une vision claire afin de réaliser le changement de notre société dans un cadre adéquat intégrant le maximum des options et servant tous les facteurs qui déterminent l’évolution de la société Djiboutienne, de sérier les priorités, d’illuminer la voie aux opérateurs économiques et sociaux et de les aider, par la consultation et le partenariat, à adopter les méthodes les plus efficientes et à choisir les meilleurs moyens de faire face aux défis actuels et futurs.

 

            Aussi, grâce aux travaux qui vont délimiter, il appartient au gouvernement d’exposer les perspectives de notre vision par lequel, il compte mener notre peuple à entamer le 3ème millénaire par la grâce de sien.

   

Je vous remercie.