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ALLOCUTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE LORS DE LA CLÔTURE DU SEMINAIRE SUR L’ACTION GOUVERNEMENTALE 

 

LE 10 FEVRIER 2002

 

 

LOUANGE A DIEU

QUE LA PRIERE ET LA BENEDICTION SOIENT SUR LE PROPHETE, 

SA FAMILLE ET SES COMPAGNONS   

- Monsieur le Premier Ministre ;

- Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale ;

- Madame et Messieurs les Ministres ;

- Messieurs les députés ;

- Messieurs les Ambassadeurs, Consuls et consuls Honoraires ;

- Mesdames et Messieurs les représentants des Corps constitués, religieux, civils et Militaires ;

- Honorables invités ;

- Mesdames et Messieurs ;

 

        Je voudrais tout d’abord remercier toutes les personnes qui ont contribué à la tenue de ce séminaire de réflexion de l’action gouvernementale :

        - le Premier Ministre pour avoir coordonner et diriger la préparation et le déroulement du séminaire ;

        - le comité technique, dont le travail remarquable a déjà été signalé par de nombreux intervenants ;

        - les Ministres et leurs collaborateurs pour avoir su se remettre en question et avoir essayé de mieux communiquer avec la société civile ;

        - ainsi que les organisateurs pour avoir permis le meilleur déroulement de ces assises, quelque soit l’importance de leur poste, petite ou grande, car le travail de chacun de nous contribue à la réussite de l’ensemble.

        Mais plus encore, je voudrais adresser mes très sincères remerciements à tous ceux, sans la contribution desquels, toute action politique est vouée à l’échec : les Djiboutiennes et les Djiboutiens de la société civile. C’est par la participation à ce séminaire des représentants des syndicats, des associations, des organisations non gouvernementales, des opérateurs privés, des jeunes et des femmes, que ces assises ont permis d’envisager une nouvelle façon de concertation et de collaboration entre les décideurs politiques et la société civile .  

        L’intérêt qu’ils ont témoigné à cette participation, par le bon sens de leurs interventions, par la justesse de certains de leurs propos, par le sens des responsabilités qu’ils y ont développés, est pour moi un motif réel de réjouissance. Mais c’est plus encore, le suivi de ces débats à la télévision par la population Djiboutienne qui renforce ma conviction d’œuvrer vers cette volonté de construire ensemble notre avenir. Il faudra élargir les bases de concertation de la société civile pour que certains de leurs représentants ne soient pas tentés de confisquer à leur profit les souhaits du peuple.  

        Il faudra que de part et d’autre, pouvoir public et société civile, abandonnent les conservatismes et les corporatismes, et renforcent leur concertation pour servir l’intérêt général.

        Ma volonté d’engager le gouvernement sur la voie d’une large concertation est sous tendue par la confiance que je porte envers mes concitoyens dans leur capacité à participer aux orientations politiques. Certes déjà, par le renforcement de notre démocratie, le peuple djiboutien comme dans les pays démocratiques élit ses représentants et dirigeants nationaux et élira prochainement ses représentants locaux. Mais je suis convaincu que la spécificité de notre culture, qui permet de tisser, entre nos différentes composantes nationales, des liens plus étroits qu’il n’y paraît, et la spécificité de notre population, peu nombreuse et concentrée, permettent de mettre en place les conditions d’une démocratie directe entre notre peuple et ses dirigeants.

        Le peuple Djiboutien est une grande famille ; certes parfois comme dans les grandes familles, deux frères se disputent, mais il n’y a jamais de haine et la dispute ne se prolonge pas longtemps ; les autres membres de la famille participent à la réconciliation et l’unité retrouvée. Ainsi, c’est pour tout le peuple Djiboutien que j’ai voulu engager ce processus de collaboration, de participation et de transparence. Il permettra la correction des comportements négatifs par les responsables concernés, il mettra à jour les lacunes, il facilitera les solutions, il soutiendra une meilleure compréhension des choix et des arbitrages, il évitera les critiques stériles, il donnera à chacun le sentiment se sentir engagé.

        Ce processus, pour réussir, doit obtenir la participation de toutes les parties ; le dialogue et la concertation ne sont pas synonymes de laxisme et je veillerai à ce que les responsables politiques respectent leurs engagements et corrigent ce qui ne va pas. Le Premier Ministre est chargé de conduire le suivi de ce séminaire afin que ces assises puissent être profitables, par les effets qu’ils vont engendrer pour la nation entière. Un programme sera établi en fonction des objectifs à atteindre et sera communiqué à la société civile.

        Comme a été un succès la tenue de ce séminaire, je souhaite plein succès aux travaux à venir.

Merci de votre attention.