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DISCOURS DE SON EXCELLENCE MONSIEUR
MAHAMOUD ALI YOUSSOUF,
Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale
A L’OCCASION DU SEMINAIRE
DE REFLEXION SUR L’ACTION GOUVERNEMENTALE
Bismillahi Rahmani Alrahim
Excellence Monsieur le Président de la République
Monsieur le Premier Ministre
Honorable députés, chers collègues
Chers compatriotes,
Mesdames et Messieurs,
La Politique Étrangère de notre pays s’est toujours voulue moderne, progressiste
et surtout proactive, se fondant au fil des années sur des idéaux de paix,
d’équité et de prospérité pour tous.
Dois-je le rappeler, la politique étrangère est l’un des domaines réservés du
Chef de l’Etat et tout naturellement, il en est l’inspirateur et le principal
architecte.
Conformément à la feuille de route qui a été assignée au gouvernement en mai
2005, le département que j’ai l’honneur de diriger s’efforce jour après jour de
traduire en acte ses orientations en vue de contribuer efficacement au processus
de développement durable de notre pays.
En dépit de la rareté de nos ressources naturelles, de l’inexistence d’une
industrie facteur de richesse et de l’état primaire de notre agriculture, notre
conviction de pouvoir générer le développement s’est fondée principalement sur
la valorisation de nos atouts à savoir la position géostratégique de notre pays,
sa stabilité politique et son rôle de pays modéré, faiseur de paix dans la Corne
de l’Afrique.
Bien entendu, l’un des leviers majeurs de la politique étrangère de notre
gouvernement demeure incontestablement l’action diplomatique menée au service du
développement durable par les différentes composantes institutionnelles et
structurelles du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération
Internationale.
Excellence, Mesdames et Messieurs
Sept ans se sont écoulés depuis le dernier séminaire sur l’action
gouvernementale, Sept années de visibilité accrue pour notre pays sur la scène
régionale et internationale.
Vous vous souviendrez qu’en 2002, notre pays faisait ses premiers pas de
convalescence, sorti des derniers pourparlers de paix interne, le Président de
la République et son gouvernement s’étaient lancés à corps perdu dans la
stabilisation de l’économie en rétablissant les équilibres macro-économiques.
Le monde lui-même sortait de la torpeur et du choc planétaire provoqué par les
attentats terroristes du 11 Septembre 2001 et l’Afrique se préparait à lancer
l’Acte Constitutif de l’Union Africaine Tandis que le monde arabe commençait à
peine à rétablir le principe de la tenue annuelle du Sommet Arabe.
Vous le savez aussi bien que moi, dans un monde globalisé, il est extrêmement
difficile pour un petit pays de se frayer un chemin vers, d’abord, l’étape de
l’émergence, pour parvenir ensuite, au développement durable.
Sous l’impulsion du chef de l’Etat, la coopération de notre pays avec les
partenaires traditionnelles s’est poursuivie avec la même intensité dans une
approche plus méthodique davantage accès sur la diversification des domaines
explorés et par une actualisation et une révision périodique des dossiers ainsi
que la recherche permanente de nouvelles perspectives.
Cette révision périodique de nos dossiers bilatéraux se fait dans le cadre des
commissions mixtes bilatérales. A titre d’exemple, depuis le début de l’année en
cours, nous avons déjà tenu deux commissions mixtes, l’une avec le Yémen et
l’autre avec Cuba et nous préparons pour les prochains mois trois autres
commissions.
l’Ethiopie, le Yémen, l’Arabie Séoudite, le Koweit, en passant par le Qatar, les
Emirats arabes Unis, l’Egypte, le Maroc, la Tunisie, la libye, le soudan,
l’Algérie, le Japon, la Chine, les Etats-Unis, la France, l’Italie, l’Islande,
la Corée du Sud, Cuba et d’autres pays encore, mon département continue a être
animé par la volonté d’étendre toujours un peu plus loin notre champs d’action
avec des idées innovantes à la mesure des ambitions de notre pays.
Compte tenu de la transversalité de l’action que nous menons et de la
polyvalence de nos activités, mon département est amené à traiter des questions
aussi diverses que la sécurité alimentaire, l’énergie, l’eau, les
infrastructures, les équipements, la santé, l’éducation etc…
Je vous rassure tout de suite, le ministère des affaires étrangères et de la
coopération internationale se focalise uniquement sur le volet mobilisation des
ressources financières, matérielles et humaines en faveur des projets de
développement initiés par les différents départements précités.
La coordination parfaite avec les autres départements est la clef du succès de
notre entreprise.
Ainsi, sur le plan bilatéral, depuis 2002, je vais essayer de me concentrer et
sans être exhaustif sur quelques pays partenaires avec lesquels nous entretenons
une coopération fructueuse.
Avec la France, nous avons signé à Paris en 2006, le document cadre de
partenariat qui fixe les contours de cette coopération pour les cinq années à
venir.
Ce cadre a permis à notre pays de bénéficier d’une enveloppe de 75 millions
d’Euro soit plus de 16 milliards de FDJ pour des secteurs aussi variés que la
santé, l’éducation, la formation, l’agriculture etc..
Cette aide substantielle vient s’ajouter au 30 millions d’Euro soit environ six
milliards de nos francs que notre pays perçoit chaque année au titre de
redevance pour la présence militaire française sur notre sol, accord que nous
avons signé en 2003 à Djibouti.
Avec les Etats-Unis, la réouverture du Bureau de l’USAID à partir de 2003, nous
a permis de drainer environ 40 millions de dollars sur 5 ans soit sept milliards
et demi de nos francs comme aide au financement des projets de développement.
L’éducation et la santé en ont été les principales bénéficiaires sans compter
les 30 millions de dollars que les Américains payent au titre de redevance pour
leur présence militaire depuis 2006.
Avec le Japon, il faut estimer l’aide publique au développement apporté à notre
pays entre 2003 et 2009 à environ 8 milliards de nos Francs.
Cette coopération avec le Japon s’articule autour du financement, chaque année
fiscale, d’un projet à hauteur de 10 millions de dollars, soit environ
1milliards 700 millions de nos francs. En plus de l’aide alimentaire que nous
recevons chaque année de l’ordre de 250 à 300 millions de nos francs.
Cette année, le montant de l’aide alimentaire s’élève à 1 milliard 400 millions
de nos francs.
Dans le pipeline des projets de développement qui seront financés par le Japon,
je pourrais citer les équipements de la RTD, 1milliards 400 millions, les
bâtiments de l’Université de Djibouti, environ un milliards de nos francs.
Des équipements de la santé, de la voirie, de l’assainissement et la liste est
longue.
Sans oublier, le fameux Ferry Boat de 40m actuellement en construction et qui
nous sera livré au mois de novembre prochain et dont le coût est estimé à 7
millions 300 mille dollars, plus d’un milliard de nos francs.
Avec la Chine, C’est aussi un gros volume d’aide public au développement que
nous avons drainé vers notre pays ces dernières années.
Rien qu’en terme de construction d’édifices publics, la Chine nous a construit
en quelques années, le bâtiment de la présidence, celui du Centre Mère et
Enfant, le Bâtiment de l’IDA, le bâtiment du Cerd est en construction, les
écoles de Yoboki et Holl Holl ont déjà été livrés ainsi que les stades
omnisports de Dikhil et de Tadjourah.
L’hôpital d’Arta va commencer incessamment ainsi que l’Institut diplomatique.
Par ailleurs, nous avons réceptionné ces derniers mois, des engins lourds pour
les brigades routières, ( chargeur, bulldozer, camions bennes, excavateur etc..
), des ordinateurs pour le LIC, les écoles et l’université ( plus de 300
unités), des équipements de sport pour la jeunesse, des équipements pour
l’Instituts des Arts, des équipements pour le Centre Mère et Enfant.
Bref, ici aussi la liste est longue et loin d’être close.
Avec l’Italie, le fleuron de cette coopération est l’hopital de Balbala qui, par
le biais d’une extension, pourra être transformé en 2ème hôpital de référence
avec un financement de 9 millions d’Euro soit 2 milliards de nos francs.
Sachez aussi que le chef de l’Etat n’a pas hésité à se déplacer en Islande en
hiver pour promouvoir le potentiel géothermique de notre pays. Je vous rappelle
qu’il fait moins 30 degré assez régulièrement là-bas.
Cuba d’où je suis rentré il y a une semaine, est un autre exemple édifiant des
pays lointains qui nous apporte une aide substantielle en matière de coopération
technique.
Ce pays nous forme nos médecins, nous envoie ses spécialistes, ses ingénieurs,
ses vétérinaires et même ses conducteurs d’engins.
Excellence Mesdames et Messieurs,
Peut-on ignorer ce grand partenaire économique et commercial qu’est l’Ethiopie.
Je tiens à souligner la mise en œuvre de projets d’infrastructure vitaux tel que
l’interconnexion électrique, celle par fibre optique, les projets de voie
routière et de voie ferrée express, la coopération en matière agricole avec la
ferme de sherofta, 3000 ha de terre arable donné en concession à notre pays.
Un chiffre suffit à nous faire prendre conscience de l’importance de ce
partenaire. Les recettes du Port de Djibouti rien qu’avec le transit Ethiopien
s’élève à 9 milliards de nos francs par an et ce chiffre est en constante
progression.
Le monde arabe représente aussi une source bénéfique de financement pour notre
pays. Pour ne citer qu’un seul chiffre, en 2008, au plus fort de la crise
pétrolière suivie de la crise alimentaire mondiale, les pays arabes : Arabie
Séoudite, Qatar, Koweit et Emirats arabes Unie, nous ont apporté une bouffée
d’oxygène de 11 milliards de nos francs sous forme d’aide budgétaire directe ce
qui a permis à notre gouvernement de subventionner l’EDD à hauteur de 900
millions de nos francs par mois pour maintenir le prix de kilowatt à la portée
de la bourse des ménages Djiboutiens.
L’Arabie Séoudite a financé le centre de dialyse, le projet initial de palmiers
dattiers ( 20000 plants), l’exécution d’un certain nombre de forages, des aides
budgétaires, et prochainement la construction d’un stade omnisport à Balbala.
Le Sultanat d’Oman nous a octroyé l’année dernière des engins lourds pour le
ministère de l’agriculture en vue de la mobilisation des eaux de surface.
Les Emirats Arabes Unis nous ont financé l’achat de deux foreuses flambant
neuves.
La nomenclature est loin d’être fini mais à ce stade je préfère passer, aux
institutions multilatérales.
Je citerai pour mémoire, les deux tables rondes des Fonds arabes en plus de la
banque islamique tenues en 2000 et en 2005 et au cours desquelles, deux montants
importants ont été mobilisés sous forme de prêt de l’ordre de 400 millions et de
376 millions de dollars pour financer les projets d’infrastructures à Djibouti
dans le cadre des deux plans quinquennaux.
La dernière infrastructure en date financée par le fond Koweitien est la route
Tadjourah-Obock que le Président de la République a récemment inauguré. Suivra
ensuite la route Tadjourah-Balho et l’extension du Port de Tadjourah sur
financement du Fades.
Je tiens ici à saluer les efforts inlassables déployés par le conseiller du
président pour les investissements. Mr. Fahmi Ahmed Al-Hadj.
Le multilatéral, c’est aussi l’Union Européenne qui, à travers le Programme
indicatif national que nous avons signé à Lisbonne en Décembre 2007 a consacré
40 millions d’Euro, soit 9 milliards de nos francs pour l’eau et
l’assainissement.
Des reliquats du 7ème et 8ème FED nous ont permis aussi de lancer les projets de
réfection de la route nationale une et le projet d’assainissement du Quartier 4.
Je tiens aussi à préciser que les logements reconstruits à Obock Randa , Dorra,et
Yoboki, c’est sur financement Européen.
Toujours dans l’espace multilatéral, cette fois-ci sur le plan politique, à l’Igad,
comme à l’Union africaine, à la Ligue arabe, dans le groupe ACP, à l’OCI et aux
Nations Unies, la République de Djibouti n’a jamais failli à ses engagements.
Assumant les responsabilités, multipliant les initiatives et s’affirmant comme
un État de Droit, au Conseil des Droits de l’Homme, à la tête du Comesa, à la
tête du conseil des ministres de la ligue arabe, du groupe ACP, et j’en passe,
nous nous sommes toujours efforcés, les membres du Gouvernement tous ensemble,
de créer le label djibouti, de construire une réputation, mieux encore,
d’asseoir une diplomatie marquée par la sagesse et le renouveau.
Le rôle de faiseur de paix de notre président n’est un secret pour personne. Le
long processus de reconstitution des institutions de l’Etat Somalien, processus
qui a permis l’élection du Président Cheick Charif et a donné naissance au
gouvernement Somalien d’union nationale et au parlement élargi sont là pour le
prouver.
la lutte contre le terrorisme, autre cheval de bataille de notre politique
étrangère a consacré notre pays comme pièce maîtresse dans ce combat de longue
haleine c’est pourquoi notre pays a le privilège d’abriter le siège de la
coalition internationale de lutte contre le terrorisme : la fameuse Combined
Joint Task Force ( CJTF- HOA).
Plus récemment encore, la lutte contre la piraterie est venue s’ajouter aux
responsabilités grandissantes de notre pays sur la scène internationale.
Sollicité de toute part, nous avons décidé d’offrir nos services aux opérations
atalantes de l’Union Europénne, en mettant également nos infrastructures
portuaires et aéroportuaires, à la disposition des Japonais, des Turques, des
Coréens, des Chinois, des Singapouriens, des Italiens, des Belges, des Russes et
d’autres pays amis.
Djibouti est réellement devenu le centre d’intérêt, le lieu d’ancrage, et l’îlot
de paix vers lequel convergent toutes les initiatives internationales plus qu’un
phare dans les ténèbres océaniques pour tous ceux qui sont à la recherche d’une
lueur d’espoir et d’une voix raisonnable dans cette époque tourmentée.
Hélas, cette belle réputation forgée au fil des années n’est pas du goût de tout
le monde, surtout pas du goût de notre voisin belliqueux dont la jalousie et
l’animosité se sont déversées sur notre pays par une agression caractérisée
ayant conduit à l’occupation du Ras Doumeira et de l’Ile de Doumeira.
Vous le savez tous, un certain mois de février 2008, les chars, les buldozers et
l’armée Erythréenne se sont installés sur le Ras Doumeira et sur l’Ile de
Doumeira sans aucune explication.
Durant deux mois, nous avons essayé d’enclencher le dialogue avec ce pays pour
comprendre les motivations de cette occupation caractérisée. Mais nous nous
sommes heurtés à un mur de silence.
La seule explication qui nous parvenait par personne interposée, c’est que l’Erythrée
considérait ces territoires comme les siens et n’avait occupé par le moindre
mètre carré du territoire djiboutien.
Nous avons rétorqué par personne interposée qui si c’était le cas alors, que l’Erythrée
avance ses documents historiques corroborant sa thèse.
Mais peine perdue, la même litanie était répétée sans cesse jusqu’au jour du 10
Juin 2008, poursuivant ses déserteurs l’armée Erythréenne a lancé une offensive
contre les lignes de défense de la vaillante armée djiboutienne qui a repoussé
l’agresseur avec courage et beaucoup de sacrifice.
Depuis lors, notre diplomatie s’est mise en branle, multipliant les contacts,
les interventions au niveau régional et international.
Le Président de la République lui-même ainsi que le Premier ministre et moi-même
avons tous pris le bâton de pèlerin pour plaider notre cause à Charm el Sheik,
New york, Addis Abeba, le Caire, Bruxelles, La Havane et j’en passe.
Partout, la communauté internationale a reconnu l’Erythrée comme agresseur et
lui a demandé de retirer ses forces de Doumeira et de s’engager dans un dialogue
constructif avec Djibouti.
Une résolution adoptée au Sommet de l’IGAD en juin 2008, une autre aux sommets
de l’Union Africaine en Juillet 2008 et en Janvier 2009, respectivement à Sharm
el cheik et à Addis Abeba.
Une dernière résolution adoptée au Sommet de la Ligue Arabe en Mars 2009 au
Qatar.
Pour couronner le tout , la résolution 1862 adoptée par le Conseil de sécurité
des Nations Unies a confirmé l’agression et a exigé de l’Erythrée de ramener ses
troupes au Statu quo ante et de reconnaître la dispute frontalière et de
s’engager dans un dialogue constructif avec Djibouti.
L’Erythrée a su à ses dépens que nos vaillants soldats défenseurs de l’intégrité
territoriale nationale sont prêts à donner leur vie pour défendre la patrie et
notre diplomatie s’est aussi distinguée en assénant des coups dévastateurs à
l’ennemi.
Notre tâche est certes loin d’être finie car ce pays continue à faire la sourde
oreille aux injonctions de la Communauté internationale.
Sachez, mesdames et messieurs, que notre action et notre mobilisation se
poursuivront tant que le moindre pouce de notre territoire sera aux mains de
l’ennemi.
Aucune alternative ne sera écartée, je dis bien aucune, mais la voie pacifique
est celle que nous avons privilégiée à ce jour et nous continuerons à donner une
chance à la paix.
Vous comprendrez donc aisément Mesdames et Messieurs que la recherche de
l’efficacité et du résultat dans le cadre de notre action au service du
développement nous a conduit à repenser la configuration structurelle et
institutionnelle du Ministère
A partir de 2002, mon prédécesseur Mr. Ali abdi Farah a qui je rend hommage pour
ses efforts lorsqu’il était à la tête du MAECI et moi-même avons commencé à
réfléchir à un nouvel organigramme incluant la Direction de la Coopération,
celle des affaires juridiques et celle de la Communication afin de compléter
l’arsenal des structures qui devaient à terme combler certains déficits
constater dans des domaines bien particulier.
A cela, il convient d’ajouter l’ouverture de nouvelles ambassades et consulats
Généraux ( à Dubai, Cuba, Qatar, Mumbai, kenya, Genève)qui nous ont permis de
nous repositionner sur la scène régional et internationale et de diversifier nos
partenaires au développement pour augmenter ainsi le volume de notre
coopération.
Cette réforme structurelle s’est aussi accompagnée par une réforme
institutionnelle à travers la mise en place d’un plan de carrière pour les
fonctionnaires du MAECI pour mieux gérer et réguler leur cheminement dans leur
vie professionnelle.
Ce renouveau ne pouvait être réellement productif sans l’introduction des
nouvelles technologies de l’information que les diplomates sont amenés à
utiliser au quotidien dans l’accomplissement de leur tâche respective.
Nous avons installé l’intranet, dans le ministère ainsi que l’accès à l’internet
à haut débit pour tous les fonctionnaires et nous sommes passés d’une dizaine
d’ordinateurs pour tout le ministère en 2002 à la formule : 1 ordinateur dans
chaque bureau soit plus de 48 ordinateurs.
L’âme du ministère des affaires étrangères, comme tout le monde le sait c’est sa
mémoire, autrement dit ses archives. Pour les protéger et les conserver dans de
bonnes conditions, nous avons scanné et archivés dans l’un de nos serveurs tous
les accords, conventions, traités et protocoles signés par notre pays depuis
1977. Cela nous a pris une bonne année et demie mais le travail a bel et bien
été abattu.
Par ailleurs, la vitrine informatique de notre action diplomatique a également
été créée. J’entends par là le site web du ministère qui est régulièrement
alimenté avec les plus récentes informations sur notre action diplomatique. Tous
les internautes peuvent le consulter, il s’agit du site
www.djibdiplomatie.dj
Le ministère s’est également doté d’une bibliothèque qui compte près de 1000
ouvrages de référence en Économie, en Droit, Commerce, diplomatie et relations
internationales.
Aussi, mon département se prépare-t-il à intégrer le projet de réseau
panafricain financé par l’Inde en matière de téléconférence. Tous les
équipements de ce projet sont déjà arrivés à Djibouti.
Quant à la gendérisation de la diplomatie, la djiboutienne ambassadrice, le chef
de l’Etat l’a promis, c’est une question d’opportunité et de temps mais à notre
niveau, sachez, mesdames et messieurs, que nous avons une parité homme femme, au
niveau des directions. J’ai affecté beaucoup de nos soeurs dans les ambassades.
J’ai même ouvert une fenêtre d’opportunité à d’anciennes secrétaires que j’ai
affecté comme conseillère dans nos ambassades et d’autres encore que j’ai nommé
comme sous-directrice les faisant passer ainsi du statut de cadre d’exécution à
celui de cadre de conception me basant sur leurs longues années d’expérience.
Enfin, le ministre délégué chargé de la coopération internationale vous
apportera davantage d’éclairage sur nos actions communes.
Excellence Mesdames et Messieurs,
j’aimerais clore mon propos en affirmant de haut de cette tribune que chaque
citoyenne et chaque citoyen de ce pays est en même temps, l’ambassadeur et le
porte parole des aspirations de notre peuple.
A ce titre, tout un chacun supporte une part de responsabilité dans l’image, le
reflet ou la simple idée que l’on se fait de notre pays à travers le monde.
Merci de votre attention
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