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Discours
d'ouverture de Son Excellence Monsieur le Président de la
République
ISMAIL OMAR GUELLEH
Louanges à Dieu que
la Paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et
ses Compagnons.
Monsieur le Premier
Ministre,
Mesdames et
Messieurs les membres du gouvernement
Mesdames et
Messieurs les députés,
Mesdames et
Messieurs les représentants des collectivités locales,
Mesdames et
Messieurs les représentants de la Société Civile,
Mesdames et
Messieurs les invités,
Je suis heureux d’être,
aujourd’hui, parmi vous pour le lancement du séminaire sur
l’action gouvernementale. Comme vous le savez, c’est un moment
important d’écoute, de dialogue et de réflexion collective,
comme nous l’avons pu apprécier, ensemble, par le passé.
En 2002,
l’exercice était nouveau car il instaurait, pour la première
fois, un rapport décomplexé, d’égal à égal, entre le
gouvernement et les citoyens. L’expérience fut concluante au
regard de la pertinence et de la qualité du débat qui eut lieu,
mais aussi des recommandations qui en résultèrent.
Nous avons tenu à
le renouveler aujourd’hui pour plusieurs raisons.
Tout d’abord par
nécessité : parce que nous arrivons à un moment du parcours
politique où une pause bilan est nécessaire ; pour prendre le
temps de dialoguer, d’évaluer, de réfléchir, ensemble, plus
fort, plus confiant dans l’avenir.
Ensuite, par
commodité : parce que ce mode de participation repose sur un
principe gagnant-gagnant qui permet que se noue, entre
administration et usagers, un dialogue direct et franc qui donne
à l’une les critiques qui lui manquaient et aux autres la
possibilité d’interpeller, tout en se sachant écoutés, et ayant
l’assurance d’une réponse complète à ses doléances.
Mes chers
compatriotes,
Je peux vous
affirmer que la meilleure tribune c’est celle que nous avons
aujourd’hui grâce à ce séminaire.
Beaucoup de
choses ont changé depuis le séminaire sur l’action
gouvernementale de 2002.
Aujourd’hui,
notre situation économique s’améliore. La croissance est là,
elle est même forte. Et de ce point de vue, le pays va mieux et
enregistre même des avancées notables sur certains indicateurs
socio-économiques.
Le système a,
certes, redémarré mais il en faut plus pour que le peuple de
Djibouti en ressente totalement tous les effets de cet essor
économique.
Pire, un fait
paradoxal plus grave : c’est qu’aujourd’hui, plus qu’hier, on
ressente davantage la facture sociale et géographique malgré les
mesures qui sont menées pour lutter contre la discrimination et
l’exclusion sociale.
Cette situation
est, de loin, inacceptable. Et je partage avec vous tous, en ce
moment, le sentiment de frustration et d’injustice que ces
difficultés font naître.
Et parce que nous
partageons tous le même idéal de bonheur social à savoir la
prospérité pour tous, que mon gouvernement et moi-même avons
tenu à réunir notre peuple autour de nous, aujourd’hui.
Et c’est là, la
troisième et dernière raison pour laquelle ce séminaire a lieu.
Mesdames et
Messieurs,
Partant de mon
profond attachement à la bonne politique, c’est-à-dire celle qui
part de la réalité de la vie des gens, je me suis attelé avec
mon gouvernement au lancement d’une stratégie efficace, en
matière de lutte contre la pauvreté intitulé INDS, Initiative
Nationale de Développement Social ; une stratégie qui agirait
comme un DSRP de seconde génération.
L’INDS a été
conçue pour couvrir tous les domaines socio économiques à
travers ses 4 grands axes stratégiques :
• Croissance, stabilisation macroéconomique et compétitivité ;
• La promotion de l’accès aux besoins sociaux de base ;
• La lutte contre la pauvreté, l’exclusion et la poursuite des
objectifs de développement du millenium
• Enfin, la gouvernance démocratique, économique, financière,
administrative et locale.
Ces orientations
font de l’INDS le nouveau cadre central de la politique de
développement social et économique de notre pays.
Il est indéniable
que sa réussite passe par la pleine implication de tous.
Mes chers
compatriotes,
Nous avons voulu
la tenue de ces journées pour que les membres du gouvernement
viennent expliquer leurs actions devant vous ; des actions qui
touchent votre quotidien et qui engage l’avenir de toute la
société djiboutienne.
Par conséquent,
il nous appartient tout à chacun, de rentrer dans ce cercle
vertueux où le dialogue mène à la compréhension, la
compréhension à la solidarité, la solidarité à l’enrichissement
collectif et à la paix durable. |