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Hommage
du
Ministre de la
Promotion de l'investissement
au Président
de la République
Si pour ISMAIL
OMAR GUELLEH « il n’y a de richesse que d’homme » ce point de
vue, doit être perçu comme le fruit d’un engagement politique
qui a mûri au lieu d’un idéal de justice et qui s’est consolidé
à l’épreuve d’un combat pour l’Etat de droit de la Nation
Djiboutienne contre la raison d’Etat de colonisateur.
Un combat difficile, l’avoue-t-il, parce que semé d’embûches et
de vicissitudes ; un combat qui aguerrit autant qu’il
déstructure, compacte une personnalité autant qu’il détruit une
personne ;un combat qui vous laisse finalement à la croisée des
chemins, en vous intimant, l’ordre impératif de faire un choix.
On peut ainsi choisir de s’emmurer dans le modèle de pensée de
colon, sans ouverture ni perspective, en mâchant « le khat de
l’amertume et de l’aigreur ».
Pour sa part, I.O.G, a choisi d’être guetteur d’avenir, il a
choisi de transcender les difficultés du chemin pour n’avoir en
ligne de mire que la crête des sommets.
Ainsi s’est il forgé, avant 1977, sur le plan professionnel, un
corps de principes qui ont balisé sa carrière de quelques
repères sûrs et l’ont guidé par les dédales de son métier
d’homme de loi.
Ainsi s’est-il également mis en devoir de dégager de ses
expériences successives des matériaux qu’il lui fallait
patiemment agglomérer, rigoureusement ordonner en vue de
dessiner l’architecture d’une pensée politique, les linéaments
synonymes d’un projet de société, et par-dessus tout, pour que
prenne enfin corps et forme, une République de Djibouti aux
couleurs de ses rêves.
Les idées qui jalonnent ce chemin de réflexion et sous-tendent
cette quête s’articulent autour de quelques principes qu’il
tient pour autant de bornes repères.
Permettez-moi d’en citer quelques uns
- La notion de service est au cœur de son engagement politique,
parce qu’elle résulte de la conscience qu’il a d’avoir reçu et
donc de l’obligation où il est de devoir beaucoup donner.
Le service des autres fait ainsi appel à sa capacité à servir au
mieux notre pays, payant ainsi une dette, ceci en manière de
reconnaissance et de gratitude.
- C’est la raison pour laquelle il tient la politique comme une
activité noble qui ne s’accommode ni de médiocrité, ni de
petitesse, ni de mesquinerie. La politique, au vrai, c’est
l’école de l’effort permanent, du don de soi, de l’excellence.
S’il en est ainsi, on ne peut affranchir la politique d’une
certaine éthique ni la détacher des principes qui fondent notre
appartenance à la communauté des hommes.
- Et quand I.O.G. affirme « qu’il n’y a de richesse que d’homme
», il affirme, dans le même mouvement, le primat de l’homme sur
les biens matériels, par exemple, qui ne sont qu’un moyen, un
instrument, un outil au service de dernier.
Les biens matériels nous sont ainsi utiles, comme le cheval est
nécessaire au cavalier. Mais seul celui-ci est aux commandes et
tient les rennes. C’est lui qui dirige sa monture.
Mais lui, I.O.G., vers où dirige-t-il nos pas ? Vers quoi oriente-t-il nos destinées ? Certainement vers un pays que nous devons
nous appliquer à construire pierre à pierre, dans la justice et
la paix, chaque génération se préoccupant d’apporter sa
contribution à l’œuvre commune.
- Ici, comme ailleurs, il veut insister sur l’homme, sur nos
ressources humaines au nombre desquelles il accorde une
attention toute particulière à nos jeunes dont on ne dira pas
assez qu’ils constituent notre avenir commun.
- Il accorde la même attention à la femme Djiboutienne qui doit
occuper, aux côtés de l’homme Djiboutien, la place qui n’aurait
jamais dû cesser d’être la sienne, comme une exigence de
modernité dans une société de liberté et de démocratie.
- Il pense encore aux intellectuels pour lesquels il a le plus
grand respect, l’histoire nous enseignant que tous les pays
développés ont eu à bénéficier de l’engagement social et de
l’action décisive de leurs élites.
- Et il y a l’espérance, comme un foyer incandescent de
virtualités, une lumière têtue dans la nuit noire, alors que
l’on peut être porté à se décourager, à perdre pied, à tout
abandonner.
Souvenons-nous en, durant la décennie 90, alors que tout allait
à vau-l’eau et que la nation Djiboutienne se déchirait entre ses
membres, ou le pays se d délitait, le sursaut de notre peuple,
soutenu et accompagné par notre contribution à tous pour penser
des palies ouvertes, pour nous forger de nouvelles raisons de
croire et d’espérer, pour restaurer enfin la Maison Djibouti,
dans la liberté reconquise.
I.O.G est habité, en tout instant, les paroles fortes de
Guillaume Apollinaire qui disait « que mon pays ait la semblance
du beau phénix. S’il meurt un soir, le matin voit sa renaissance
».
Le monde change, changeons la République de Djibouti pour un
mieux-être partagé. Nous avons besoin d’un contrat de solidarité
nationale, face aux chantiers de l’avenir qui nous interpellent
tous. Nous avons besoin de la disponibilité de tous pour ouvrir
le chantier du présent appelé à être les autoroutes de
l’espérance.
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