Louange à Dieu que la paix et la bénédiction soient sur le Prophète, sa Famille et ses Compagnons,
Monsieur le Premier Ministre,
Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,
Mesdames et Messieurs les Présidents des Institutions,
Nous sommes réunis, aujourd’hui, pour débattre d’un enjeu économique, social et politique majeur : la régulation des prix des produits alimentaires de première nécessité et du kérosène domestique, et cela dans un contexte international marqué par le conflit au Moyen-Orient.
Notre responsabilité est claire : protéger le pouvoir d’achat, garantir l’accès de tous aux biens essentiels, et préserver la stabilité macroéconomique ainsi que la solidité de nos finances publiques.
Je souhaite que cette réunion aboutisse à des décisions concrètes autour de 4 axes.
Le premier axe concerne la surveillance et la transparence en ce qui concerne les prix, notamment les coûts internationaux, le transport, les marges, les prix de détail.
Je demande aux membres du gouvernement ainsi qu’aux autorités d’observation et de régulation des prix, de renforcer immédiatement la collecte et la publication des données afin d’évaluer les chocs extérieurs, de les distinguer des comportements spéculatifs ou abusifs et les sanctionner en conséquence.
Le deuxième axe qui me tient à cœur est évidemment la protection des ménages, surtout les plus vulnérables.
Plusieurs instruments devront être combinés à savoir :
- Stabiliser ou plafonner les prix de certains produits de base
- Conforter les subventions ciblées sur les produits de base
- Renforcer les filets sociaux et de l’aide alimentaire.
A cet égard, je demande, qu’à l’issue de cette réunion, un paquet cohérent de mesures me soit proposé, avec calendrier, mécanisme de suivi et évaluation budgétaire afin de faire face et de contenir, au besoin, les risques de cette nouvelle conjoncture internationale.
Le troisième axe implique une concertation étroite avec le secteur privé, notamment les importateurs, les grossistes, les distributeurs et les détaillants qui sont des partenaires essentiels.
Parce que cette crise ne saurait justifier des hausses injustifiées, il faudra mettre en place des opérations de contrôles et s’assurer, surtout, de la disponibilité et de la quantité suffisante des produits de première nécessité sur le marché.
Le dernier et non moins important axe doit être la préparation et la résilience à moyen terme.
Cette crise nous rappelle que notre sécurité alimentaire et énergétique ne saurait dépendre uniquement de la conjoncture internationale.
Nous devons, en conséquence, accélérer :
- La diversification de nos sources d’approvisionnement
- La modernisation de la chaîne logistique
- Et enfin, le soutien à la production locale, chaque fois que cela est viable, afin de réduire notre vulnérabilité aux chocs extérieurs.
Les conclusions de cette réunion devront, Mesdames et Messieurs, nourrir notre réflexion stratégique, notamment dans le cadre de nos plans de développement national et de nos partenariats régionaux.
Dans ce contexte international aussi difficile que volatile, notre rôle premier vise à réduire les répercussions directes de l’évolution de cette crise. Notre peuple a droit à un État protecteur, transparent et responsable.
Je suivrai personnellement l’exécution des mesures qui seront arrêtées.
Je vous remercie et khawatim mubaraka.