Mesdames et Messieurs les opérateurs économiques, Chers partenaires du développement, Je vous remercie de votre accueil et de cette opportunité de m’adresser à vous, acteurs essentiels de notre économie. Nous nous trouvons à un moment charnière, où les défis nous appellent à faire preuve non seulement de lucidité, mais surtout d’unité et d’audace collective.
C’est de cette unité dont je souhaite vous parler aujourd’hui. Regardons les faits : notre économie est sur une base solide.
Nous avons enregistré une croissance soutenue, attiré des investissements structurants et consolidé une stabilité macroéconomique qui fait de notre pays un havre de confiance.
Ces progrès, nous les devons à des réformes courageuses, mais aussi et surtout à votre travail, à vos risques assumés, à vos créations de valeur chaque jour. Cette base n’est pas un point d’arrivée, c’est notre tremplin pour l’avenir. Votre esprit d’entreprise, votre créativité, votre capacité d’innovation sont les véritables moteurs de notre prospérité. Vous créez l’emploi, vous générez la richesse, vous façonnez le visage dynamique de notre pays.
L’État a pour devoir de le reconnaître, de le valoriser et, surtout, de créer l’environnement dans lequel vous pouvez exceller. Sans un secteur privé vigoureux et confiant, il n’y a pas de développement durable possible.
Vous, les opérateurs économiques, êtes le cœur battant de la Nation. Pourtant, des vents contraires se lèvent à l’horizon. Le conflit en Iran et les tensions régionales nous rappellent cruellement que notre économie n’est pas une île. Déjà, nous sentons les frémissements : des chaînes d’approvisionnement qui pourraient se gripper, une volatilité inquiétante sur les prix de l’énergie, une incertitude géopolitique qui pèse sur les décisions d’investissement.
Ces risques externes sont réels. Les ignorer serait une faute. Y céder par la résignation serait un abandon. C’est pourquoi notre collaboration doit entrer dans une nouvelle ère car face à ces tempêtes, personne ne peut rester seul dans son coin. Ni l’État, qui ne crée pas la richesse par décret. Ni vous, qui ne pouvez pas contrôler seuls les chocs mondiaux. L’impératif stratégique, aujourd’hui, c’est l’action concertée.
Un partenariat public-privé renforcé, intelligent et agile, pour amortir les chocs, sécuriser nos approvisionnements stratégiques, et protéger notre tissu productif.
Il s’agit, Mesdames et Messieurs, de sauvegarder notre économie, et derrière elle, la cohésion sociale de notre nation. C’est un devoir de solidarité nationale. Et dans cette épreuve, la première des solidarités, c’est envers nos concitoyens. Je le dis simplement et fermement : la spéculation sur le dos des ménages, les augmentations abusives qui profitent de la crise, cela n’aura pas de place dans le projet que je porte. L’inflation sera toujours combattue avec des mesures ciblées et équitables. J’appelle donc à votre sens aigu de la responsabilité collective. Protéger le pouvoir d’achat des citoyens, c’est préserver la demande, c’est garantir la santé du marché, c’est assurer la pérennité de vos entreprises.
Soyons tous convaincus que la justice économique n’est pas l’ennemie de la prospérité, elle en est le fondement durable. Mesdames et Messieurs Je ne viens pas devant vous avec un catalogue de promesses, mais avec une proposition d’alliance. Une alliance pour consolider nos acquis. Une alliance pour naviguer ensemble dans les eaux troubles de la géopolitique, pour construire ensemble une économie plus résiliente, plus juste et plus prospère.
Notre force, c’est notre unité. Notre projet, c’est notre succès partagé. Notre devoir, c’est la réussite collective. Je compte sur vous. Comptez sur moi pour être à vos côtés, comme un partenaire déterminé et loyal. Travaillons ensemble. Pour notre économie. Pour notre pays. Je vous remercie.