Le Chef de l’Etat, Son Excellence Ismail Omar Guelleh, a exprimé cette volonté à l’occasion de l’allocution qu’il a faite, ce dimanche, au Palais du Peuple, lors de la célébration de la Journée nationale et africaine de la Jeunesse.
La commémoration djiboutienne de la Journée africaine de la Jeunesse a été adjointe cette année du thème « Du Savoir-faire à l’auto-Emploi ».
Evènement festif, cette rencontre n’a pas dérogé au principe de servir de retrouvaille à des collectifs représentatifs des jeunes de toutes les régions de l’intérieur de notre pays et de tous les quartiers de la capitale.
Elle n’a pas manqué non plus de servir de plateforme d’interaction, d’échanges et de débats sur l’ensemble des problématiques, opportunités et défis, à l’ordre du jour de la thématique de la jeunesse.
Cette assise prit également les contours, pour l’Etat, de tribune privilégiée à l’annonce des procédés nouveaux à travers lesquels il entend renforcer les conditions de nos jeunes.
C’est le discours du Président de la République qui, fit essentiellement de support à l’énoncé de ce dernier objectif.
« Notre responsabilité politique est de faire en sorte que la croissance de notre économie se traduit davantage par des emplois et des perspectives pour nos jeunes compatriotes », a, à ce propos, déclaré en substance le Chef de l’Etat.
« Cela suppose naturellement de poursuivre nos efforts. Pour attirer les investissements. Pour développer de nouveaux secteurs d’activités. Mais aussi pour mieux adapter nos formations aux besoins de notre économie », a fait valoir le Président Guelleh aux yeux duquel, un renforcement significatif des conditions de nos jeunes reste toutefois tributaire d’une plus grande souscription de notre société à la notion d’entreprenariat des jeunes.
« Cela exige de faire de l’Esprit d’entreprise un véritable levier d’insertion et d’émancipation de notre jeunesse », a, à cet effet, indiqué le Chef de l’Etat.
« C’est pourquoi j’encourage nos jeunes à croire en leurs capacités. A oser entreprendre. A innover. Et à transformer leurs idées en projets. », a, dans le même sens, ajouté le Président Guelleh.
« L’entrepreneuriat ne doit pas être réservé à quelques-uns. Il doit devenir une voie accessible à tous ceux qui ont une ambition, une idée et la volonté de la concrétiser », a, dans son élan, plaidé aussi le Chef de l’Etat, révélant la disponibilité du Gouvernement à « accompagner cette dynamique en renforçant les mécanismes de financement, les dispositifs d’accompagnement et les incitations destinées aux jeunes entrepreneurs ».
Dans cette intervention, le Président de la République a également annoncé que la politique nationale de renforcement des dispositions de notre jeunesse sera davantage menée à travers un processus visant à aider nos jeunes à rompre avec le travail informel.
« Notre objectif est de permettre aux jeunes qui travaillent déjà, souvent avec courage et ingéniosité, de faire évoluer leurs activités vers des entreprises structurées et durables », a, à cet égard, souligné le Président Guelleh, citant, entre autres, « la simplification des démarches, l’accès au financement et des mesures incitatives », au titre de nouvelles mesures d’appui consenties en faveur de la rémission des jeunes, en proie au travail précaire et informel.
Humble et modeste, le Président Ismail Omar Guelleh s’est volontiers refusé de se glorifier de nombreuses avancées enregistrées sous son impulsion directe chez nous en matière de renforcement des conditions des jeunes, se bornant plutôt à dire que le « chemin à parcourir reste encore long » et qu’il n’aura de cesse d’accorder toujours une place centrale à la jeunesse dans notre pays au motif qu’une « nation qui croit en sa jeunesse est une nation qui prépare son avenir ».
Evènement riche en couleurs, la célébration de la Journée nationale et africaine de la Jeunesse à Djibouti a concilié discours officiels, thématiques de fond et d’intenses moments de détente, d’animation, d’hilarité et d’ambiance bon enfant.
Comme à l’accoutumée, elle servit également de de cadre officiel de rétribution, de distinction et d’encouragement à certains jeunes qui ont réussi l’exploit de se doter de sources durables de revenus et d’indépendance économique et financière sans l’assistance de tierces parties.
Au nombre de trois, les jeunes rétribués cette année sont, par ordre de mérite, composés de :
-Yacoub Ahmed Ali, ancien élève du LIC issu de la section électrotechnique. Il a appris sur le tas les métiers de climatisation, de plomberie, de maçonnerie… et s’est ainsi constitué d’une clientèle fidèle, requérant continument ses prestations.
-Mme Kadiga Burhan, Présidente d’une Association de femmes travaillant dans l’artisanat et dont, le mérite réside dans leur clairvoyance, source majeure d’économie et de revue à la baisse des frais de dépenses, de s’être doté d’un atelier commun, d’un convoi commun et d’un même point commun. L’ONG rétribuée ici répond au nom d’ « Association Communautaire du village d’Ardo ».
-Ahmed Nour Mohamed, modèle de persévérance, il s’est distingué pour son refus d’accepter le chômage en devenant un vendeur ambulant après la faillite de sa cafétéria.
Outre ces trois lauréats, un prix d’encouragement a également été attribué à une quatrième personne : Mme Mariam Mohamed Ahmed, une jeune djiboutienne qui s’emploie à restaurer dans sa propre maison le commerce qu’elle avait autrefois en ville, avant un long séjour médical en Egypte d’où elle revient.
Les membres du Gouvernement dont le Premier Ministre, M Abdoulkader kamil Mohamed et la Ministre de la Jeunesse et de la Culture, Mme Fardoussa Moussa Egueh, entourée de ses principaux collaborateurs, ont pris part à cette rencontre.
Cet évènement a surtout été rehaussé par la participation de la Première Dame et Présidente de l’Union Nationale des Femmes de Djibouti (UNFD), Mme Kadra Mahamoud Haid, figure emblématique du paysage public féminin de Djibouti et personnalité connue pour son engagement constant en faveur de la fraternité, de l’unité et de la cohésion de tous ses compatriotes.
